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🌪️ Turbulences en vue

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Les débats sur les droits de succession s’enflamment, le private equity encaisse un rare trimestre rouge, les indépendants laissent filer des milliards, et les banques américaines redessinent la carte des investissements pour 2026. Voilà ce qu’il faut retenir aujourd’hui.

🏛️ Succession : les Français veulent payer moins, même lorsqu’ils ne paieraient rien

L’étude Meilleurtaux/YouGov révèle un rejet massif des droits de succession, largement alimenté par la méconnaissance des règles.
Ce que montre l’enquête
74 % des Français souhaitent baisser les droits de succession, une proportion portée par les plus de 55 ans (79 %) mais aussi par les CSP– (79 %), pourtant rarement concernés par les successions taxables. Ce soutien paradoxal repose sur un attachement fort à la transmission du « fruit du travail d’une vie ».

Ce que les Français ignorent
87 % des héritages sont inférieurs à 100 000 €, donc totalement exonérés. La moitié des sondés surestime les montants dus, ce qui nourrit le rejet. Même informés, 44 % souhaitent toujours une baisse.

Le vrai sujet patrimonial
Pour les 13 % de successions supérieures à 100 000 €, la facture peut grimper à 45–60 % en ligne indirecte. Les solutions du vivant — assurance vie, démembrement, donations — restent les leviers essentiels pour adoucir la transmission.

Source : Meilleurtaux / YouGov France

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📉 Private equity : premier trimestre négatif du RPEI depuis sa création

Le Ramify Private Equity Index recule de –0,4 %, plombé par la chute du dollar et un évènement isolé en immobilier.
Le choc du trimestre
Après dix trimestres dans le vert, le RPEI affiche –0,4 %. La chute de –9 % du dollar après le Liberation Day de Donald Trump explique l’essentiel du repli. Le fonds Novaxia One, en baisse de –15,67 %, accentue mécaniquement la correction.

Pourquoi ce n’est pas un retournement
Sans l’impact idiosyncratique de Novaxia One, la performance aurait été de –0,1 %. La dette privée (+1,2 %) et le buyout européen (+1,1 %) restent solides. Près de 75 % des gérants interrogés par Neuberger Berman n’anticipent pas de dégradation des valorisations.

Une forte dispersion sectorielle
Les segments exposés au dollar reculent (secondaires –1 %, capital-développement –0,6 %, immobilier –2,8 %), tandis que les stratégies européennes résistent mieux. Le direct lending reste appuyé par des spreads encore élevés et peu corrélés aux défaillances récentes du crédit structuré.

Sources : Ramify ; Neuberger Berman

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🧾 Indépendants : 10 à 17 milliards d’euros de déductions fiscales perdues chaque année

Seuls 5 % des freelances connaissent réellement les bons leviers, selon l’étude ACASI.
Un déficit massif de connaissance
Seul 1 indépendant sur 20 coche les 10 bons leviers d’optimisation. Alors que 72 % citent la holding et 67 % la SCI, les vrais leviers — indemnités kilométriques, loyer du domicile, formations, PER — restent sous-utilisés.

Ce que cela coûte
Un indépendant maîtrisant les règles peut déduire 3 000 à 5 000 € par an. Au niveau national, le manque à gagner représente 10 à 17 milliards d’euros. Pourtant 55 % n’ont pas leurs justificatifs prêts en cas de contrôle.

Pourquoi ils n’y arrivent pas
La peur de l’erreur (63 %), la complexité (68 %) et le manque d’info claire (77 %) bloquent l’action. Les freelances demandent d’abord des outils concrets, des automatisations et des modèles de justificatifs plutôt que de la théorie.

Source : ACASI, enquĂŞte BuzzPress

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🌍 J.P. Morgan Private Bank : investir entre IA, géopolitique fracturée et inflation instable

L’édition 2026 des Perspectives mondiales identifie trois moteurs : IA, fragmentation, retour de l’inflation durable.
L’IA, promesse et pression
Les big tech américaines tripleront leurs capex IA d’ici 2026 (jusqu’à 500 Md$). La prochaine vague — IA agentique, verticalisation sectorielle, software dopé — se joue surtout sur les marchés privés. Le risque principal : être sous-exposé à la révolution IA.

Un monde fracturé en blocs
Europe tirée par ses dépenses de défense, Amérique latine indispensable pour le cuivre et la transition énergétique, Asie portée par la Chine, Taïwan et l’Inde : les dynamiques régionales divergent. 97 % des entreprises européennes de plus de 100 M€ de CA restent privées, un vivier méconnu des investisseurs internationaux.

Un régime inflationniste durable
Déficits, chaînes d’approvisionnement fragiles et activisme budgétaire imposent des portefeuilles plus robustes, combinant obligations cœur et actifs réels, matières premières et hedge funds faiblement corrélés.

Source : J.P. Morgan Private Bank – Perspectives mondiales 2026

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📊 Goldman Sachs AM : où trouver les catalyseurs de 2026 ?

L’IA, les marchés émergents, la divergence des banques centrales et la résilience du crédit privé dessineront les opportunités.
Marchés publics : dispersion et IA omniprésente
Aux États-Unis, les Magnificent 7 continuent de dominer, mais la dispersion s’accroît. En Europe, la réindustrialisation et les dépenses énergétiques créent un potentiel de rattrapage. Le Japon reste soutenu par l’IA et les semi-conducteurs.

Marchés obligataires : divergences et fenêtres de carry
La Fed pourrait baisser deux fois ses taux en 2026, quand la BCE devrait patienter. Les opportunités se concentrent sur les CLO AAA/BBB, le high yield et les courbes de duration flexibles. Un retournement du cycle du crédit reste un vrai risque.

Marchés privés : complexité et regain d’activité
Le private equity retrouve des volumes, les secondaires deviennent centraux pour la liquidité, le crédit privé reste plus rémunérateur que le syndiqué, et l’immobilier pourrait rebondir grâce à la détente monétaire. L’infrastructure, notamment digitale et circulaire, restera un thème majeur.

Source : Goldman Sachs Asset Management – Perspectives 2026

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