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Dans le brouillard

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L’économie française traverse un moment étrange : les taux baissent, les rendements obligataires se tassent, la démographie pèse sur les retraites, et la transmission redevient politique. Les données publiées ces derniers jours dessinent une tendance nette : la demande de visibilité, de revenus prévisibles, de cadres patrimoniaux stables.

🏗️ Infrastructures : le grand retour du “durable, visible, tangible”

À l’heure où tout paraît volatil, les investisseurs se tournent vers les actifs les plus physiques : les infrastructures.

Un socle difficile à répliquer
Les investissements dans l’infrastructure privée – réseaux électriques, rails, data centers, eau, ports – reviennent au centre du jeu. Selon Degroof Petercam et CFM Indosuez, ces actifs cumulent trois qualités que les autres classes d’actifs ne peuvent pas offrir simultanément : demande inélastique, visibilité pluri-décennale, barrières à l’entrée massives.

Pourquoi ça compte
Dans un monde où les cycles sont courts, les infrastructures restent des projets de 30 à 50 ans, indexés, contractuels, adossés à des besoins essentiels. L’énergie représente 30–40 % des flux privés, les transports 20–30 %, les utilities 15–25 %, les infrastructures digitales 10–20 %. Ce n’est pas une mode : c’est une réallocation structurelle de long terme.

Ce que cela dit de 2025
Les investisseurs veulent du rendement régulier, du risque maîtrisé, et une exposition à l’économie réelle. Les infrastructures cochent toutes les cases : faibles corrélations, flux prévisibles, potentiel d’appréciation et rôle naturel dans la transition énergétique et numérique.

Source : Degroof Petercam Bank & CFM Indosuez

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🧓 Retraite : l’inquiétude grimpe, la pierre garde la main

Les Français doutent de leurs pensions – et redécouvrent la vertu d’un revenu locatif.

Pourquoi la retraite fait peur
D’après le sondage Kantar pour Iroko, 74 % des Français craignent de ne pas maintenir leur niveau de vie. Cette anxiété monte avec l’âge : 69 % chez les 30–39 ans, 77 % chez les 50–64 ans. La baisse du pouvoir d’achat est la première crainte (65 %), suivie de la gestion d’un imprévu (53 %).

Ce que les Français changent
Deux sur trois ont modifié leur stratégie d’épargne après les réformes. Aujourd’hui, 63 % épargnent déjà pour leur retraite – mais souvent de manière ponctuelle. Leur objectif n’est pas la performance : c’est la sécurité et la récurrence du revenu.

La pierre, toujours la pierre
L’immobilier reste la valeur refuge : 62 % le jugent pertinent pour compléter la pension. Fonds euros et immobilier locatif sont ex aequo en tête (35 %). Les SCPI séduisent (14 %), mais leur méconnaissance reste un frein.

Source : Iroko / Kantar

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🏦 Banque privée : une décennie de mutation silencieuse

L’Observatoire 2025 confirme un mouvement profond : la banque privée est devenue plus large, plus jeune et plus risquophile.

Une image totalement redressée
En dix ans, la perception a changé d’échelle : 75 % d’image positive en 2025 contre 60 % en 2023. La banque privée est jugée plus prestigieuse, plus transparente et surtout plus performante en rendement-risque.

Ce que cela dit des clients
Les Français aisés intègrent désormais toutes les dimensions patrimoniales dans la relation banquier/épargnant : vie privée, entreprise, transmission. La gestion libre progresse (+6 pts), la gestion sous mandat recule (−8 pts). Oblis (+12 pts), private equity (+9 pts) et actions (+8 pts) gonflent, l’ISR plonge (−19 pts).

La nouvelle génération change la donne
Les moins de 35 ans portent l’offre : 69 % jugent les produits plus performants que ceux des banques de détail, 31 % s’informent via les réseaux sociaux, et ils sont massivement investis en défense et cybersécurité – plus de 81 % d’entre eux.

Source : Swiss Life Banque Privée / OpinionWay

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🏢 PER obligatoire : Generali veut replacer l’entreprise au cœur de la retraite

Dans un système par répartition fragilisé, l’entreprise devient un acteur clé de la retraite.

L’ambition : structurer l’épargne longue dans les PME
Generali lance son PER obligatoire “Retraite Entreprise”, une brique collective pensée pour les TPE-PME. Dans un pays où 69 % des salariés estiment que leur employeur doit contribuer à leur future retraite, l’offre tombe au bon moment.

Pourquoi c’est stratégique
Gestion pilotée, supports diversifiés (ISR, ESG, private equity, PEA-PME), prévoyance intégrée : le dispositif coche les attentes des salariés. Pour l’entreprise, c’est un levier de fidélisation et un outil de rémunération différée exonéré en partie de charges.

Objectifs affichés
Generali veut devenir un des leaders du marché et atteindre 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires retraite d’ici 2030. L’assureur dispose déjà d’un réseau de distribution ultra-large et plus de 21 milliards d’encours sur la retraite supplémentaire.

Source : Generali

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⚖️ Successions : des droits surestimés… mais des marges d’optimisation énormes

Le sujet revient dans le débat public : les Français ont peur des successions, mais comprennent mal les chiffres.

Le malentendu fiscal
Selon MoneyVox/YouGov, une majorité surestime les droits de succession. En réalité, le taux moyen est de 5 à 10 %… mais grimpe vite dès que le patrimoine dépasse 300 000 €. La Cour des comptes rappelle que le taux moyen passe de 10 % (pour 300 000 € transmis) à 20 % (1 M€) et 30 % (2,5 M€).

La vraie fracture : les successions indirectes
Entre membres d’une famille recomposée, la facture explose : plus de 30 % dès 50 000 €, 40 % au-delà de 100 000 €, et presque 60 % ensuite. Une fiscalité « en retard sur la société », selon Patrick Thiberge (Meilleurtaux Placement).

Les solutions existent – mais restent méconnues
Assurance vie, PER, contrat de capitalisation, groupements forestiers, donations du vivant, démembrements : bien utilisés, ces outils permettent d’éviter l’essentiel des droits. Le problème, c’est la méconnaissance, pas les dispositifs.

Source : MoneyVox/ YouGov / Cour des comptes / Meilleurtaux Placement

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