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Au programme aujourd’hui : la dynamique boursière analysée par Swiss Life GP, le face-à-face entre la tech US et les émergents, la grande bascule 2026 selon Indosuez WM, un point d’équilibre géopolitique et financier en Asie, Europe et États-Unis, et un rebondissement réglementaire majeur sur la CSRD.
Après un mois de novembre coupé en deux, les investisseurs cherchent un cap clair.
Ce qui s’est réellement passéLa correction des valeurs IA a dominé les trois premières semaines de novembre, avant un rebond alimenté par la fin du shutdown et par l’attente d’une baisse de taux de la Fed le 10 décembre. Le Nasdaq termine en léger recul (-1,5 %), Nvidia perd 13 %, mais, souligne Mary-Sol Michel (Swiss Life GP), les positions se sont nettement assainies.
Pourquoi l’ambiance reste constructiveLa croissance a mieux résisté qu’attendu en 2025, l’inflation sous-jacente reflue et les révisions pour 2026 repartent à la hausse. L’économie américaine reste duale, mais le cadre général demeure favorable aux actifs risqués, en zone euro comme aux États-Unis.
À retenir pour la suiteSwiss Life ne voit aucune bulle IA: les profits progressent fortement, les multiples restent raisonnables (33x vs 70x en 1999). La gestion prend des profits tactiques sur la tech et renforce désormais les actions émergentes, attractives et sous-détenues.
Source : Swiss Life Gestion Privée
La domination américaine reste forte, mais l’Asie commence à changer l’équation.
Le signal envoyé par 2025Le boom IA a porté la tech US à une part inédite : un quart de la capitalisation mondiale. Les bénéfices ont explosé… mais la volatilité récente montre que les investisseurs questionnent désormais la durabilité des valorisations.
Le mouvement de fondXavier Baraton (HSBC AM) anticipe pour 2026 une convergence régionale: Chine, Inde et Corée pourraient offrir des performances proches des géants américains, tout en présentant une concentration des risques moindre. L’innovation asiatique (DeepSeek) matérialise déjà ce glissement.
Ce que cela change pour les investisseursL’IA déborde désormais de la seule tech: services publics, construction, santé, matières premières. Cette diffusion pourrait rééquilibrer la croissance mondiale et réduire l’hyper-dépendance à quelques mégacaps américaines.
Source : HSBC Asset Management
La fin du cycle de resserrement monétaire ouvre un champ nouveau pour les portefeuilles.
Les convictions centralesPour Alexandre Drabowicz (Indosuez WM), 2026 sera l’année du recalibrage: croissance mondiale solide, Fed plus accommodante, dollar affaibli. Les actions américaines, asiatiques et émergentes restent privilégiées, avec un intérêt renforcé pour les PME innovantes.
Les moteurs structurelsL’IA agentique stimule un vaste cycle d’investissement. L’électrification devient un thème stratégique de souveraineté. Les infrastructures, après quinze ans de sous-investissement, entrent dans une nouvelle phase d’expansion.
La clé d’une allocation robusteIndosuez privilégie une diversification intelligente: obligations d’entreprises plutôt que souveraines, dette émergente locale, rôle stabilisateur de l’or, exposition réduite au dollar. La maison s’attend à des surprises positives en 2026, malgré un contexte géopolitique mouvant.
Source : Indosuez Wealth Management
La volatilité faiblit mais les signaux macro et politiques deviennent plus contrastés.
Le point de tension japonaisLe rendement à 10 ans japonais frôle les 2 %, seuil invisible depuis 1998. La BoJ laisse envisager une hausse de taux le 19 décembre. Le risque : un clash de doctrine avec l’administration Takaichi, favorable à une orientation plus expansionniste.
La fragilité chinoise persistePMI manufacturier à 49,2, services sous 50 : la Chine enchaîne un huitième mois sous le seuil d’expansion. Une croissance en dessous de 4,5 % pourrait déclencher un ensemble de stimulations d’ampleur.
Le prisme occidentalEn Europe, l’inflation globale remonte légèrement mais la désinflation sous-jacente se confirme. Aux États-Unis, consommation solide, marché du travail apaisé et croissance T3 estimée à 3,5 %. Le risque 2026 : une surchauffe américaine encouragée par la déréglementation et les dépenses du “US Big Beautiful Bill”.
Source : Commentaire de marché
Le Parlement européen fait machine arrière et renforce le périmètre des entreprises concernées.
Un revirement au sommet de l’UELe trilogue du 8-9 décembre a resserré les curseurs :– Obligation CSRD pour les entreprises >1 000 salariés (vs 1 750 initialement votés),– >450 M€ de chiffre d’affaires.Les PME cotées et holdings financières restent exclues.
Ce que cela impliquePour Solène Garcin-Charcosset (Tennaxia), la simplification votée fin novembre était allée « trop loin ». Les entreprises de taille intermédiaire ont besoin d’un reporting extra-financier solide pour piloter leur performance et rassurer investisseurs, clients et talents.
Le nouveau cadre opérationnelLes reportings deviennent plus quantitatifs, le reporting sectoriel devient volontaire, et les entreprises <1 000 salariés peuvent limiter les disclosures via le standard VSME. Le devoir de vigilance ne concerne que les groupes >5 000 salariés et 1,5 Md€ de CA.
Source : Tennaxia (étude CSRD 2025)