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L’économie mondiale avance à fronts inversés. Banques centrales prudentes, marchés actions de plus en plus concentrés, immobilier tertiaire en recomposition, technologies qui rebattent les cartes industrielles : les lignes de fracture s’accentuent.
À l’approche de sa prochaine réunion, la BCE se retrouve au centre d’un paradoxe : une économie plus solide que prévu, mais une inflation appelée à repasser sous la cible.
Pourquoi ça compteLa BCE devrait confirmer sa ligne actuelle : statu quo sur les taux et communication inchangée. Christine Lagarde devrait insister sur une approche strictement data-dependent, tout en laissant entendre que le scénario central reste celui d’un maintien prolongé des taux.
Ce que disent les chiffresLa croissance de la zone euro a surpris positivement au troisième trimestre, avec un PIB révisé à +0,3 %, tandis que le marché du travail demeure tendu. MUFG estime désormais que les projections de croissance 2026 de la BCE (1,0 %) sont trop prudentes et pourraient être relevées vers 1,2 %.
Le point de tensionSi l’inflation globale reste proche de la cible, la combinaison d’effets énergétiques favorables, du report de l’ETS2 et du ralentissement salarial pourrait conduire à une inflation durablement inférieure à 2 % en 2026-2027. Dans ce contexte, MUFG juge toujours une baisse des taux plus probable qu’une hausse en 2026.
Source : MUFG, 12 décembre 2025
Derrière la performance éclatante du S&P 500 se cache une fracture de plus en plus visible entre marché boursier et économie réelle.
Ce que montre le graphiqueLe graphique de la semaine de DWS met en évidence une décorrélation croissante entre les bénéfices d’exploitation des entreprises du S&P 500 et les bénéfices globaux de l’économie américaine tels que mesurés par les comptes nationaux.
Pourquoi cette divergenceLes bénéfices boursiers sont tirés par une poignée de géants technologiques, portés par l’IA, les économies d’échelle et les rachats d’actions. À l’inverse, les bénéfices macroéconomiques reflètent une base beaucoup plus large d’entreprises, plus sensibles aux taux d’intérêt et à la hausse des coûts de main-d’œuvre.
Ce que cela change pour les marchésSelon DWS, cette configuration correspond à un retour de la logique en “K”, où quelques entreprises concentrent l’essentiel de la création de valeur. Un déséquilibre qui rend les marchés plus dépendants de trajectoires individuelles et renforce l’importance de la sélection et de la diversification.
Source : DWS, décembre 2025
La course à l’intelligence artificielle ne se joue plus seulement sur les algorithmes, mais désormais sur l’architecture même des puces.
Ce qui changeGoogle a dévoilé la 7ᵉ génération de ses TPU, des puces ASIC spécialement conçues pour l’IA, capables de délivrer une puissance de calcul élevée avec une consommation énergétique nettement inférieure à celle des GPU traditionnels.
Pourquoi c’est stratégiquePour les hyperscalers, la question clé devient celle du coût d’exploitation des data centers. Les ASIC offrent, selon les usages, une efficacité énergétique deux à trois fois supérieure, ce qui en fait un levier majeur dans un contexte de contraintes énergétiques croissantes.
Les gagnants industrielsBroadcom, partenaire stratégique de Google sur les TPU, bénéficie directement de cette montée en puissance des puces sur mesure. Marvell, malgré des doutes de marché à court terme, conserve un fort potentiel. Les GPU de Nvidia restent centraux, mais l’écosystème IA devient plus fragmenté et plus concurrentiel.
Source : Pictet AM – Hervé Thiard
L’élargissement de la zone euro se poursuit, avec un nouvel entrant au profil économique pour le moins atypique.
Ce qui se joueLa Bulgarie rejoindra la zone euro le 1er janvier 2026, sans rupture monétaire majeure, le lev étant déjà quasi indexé à l’euro. Son poids économique reste limité, avec un PIB d’environ 100 milliards d’euros.
Un cas à partSi le pays affiche le PIB par habitant le plus faible de la zone euro, il se distingue par une croissance robuste (+3,4 % en 2024) et surtout par une dette publique extrêmement basse (26,3 % du PIB), parmi les meilleures de l’union monétaire.
Lecture investisseursLes marchés financiers restent étroits et peu liquides, malgré une forte performance boursière en 2025. L’enjeu est avant tout macro et politique : la Bulgarie entre dans l’euro comme un élève budgétaire exemplaire, plus que comme un moteur de croissance.
Source : Lazard Frères Gestion, 12 décembre 2025
Le marché des bureaux en Île-de-France arrive à un point de bascule après une décennie d’hyperproduction.
Un cycle qui se refermeEn 2025, les volumes en chantier retombent à leur niveau de 2016, après un pic historique en 2021. En dix ans, plus de 7,5 millions de m² ont été livrés, générant une vacance massive et durable.
Paris contre périphérieParis intra-muros confirme son statut de marché refuge “prime”, concentrant projets, utilisateurs et immeubles ultra labellisés ESG. À l’inverse, la première couronne et certains pôles comme La Défense ou Saint-Denis Pleyel restent confrontés à une suroffre difficilement absorbable.
Le verrou de la reconversionLa reconversion progresse, mais reste marginale face à plus de 6 millions de m² vacants. La transformation en logements n’a pas encore changé d’échelle, laissant le marché dans une phase d’ajustement long, structurel et inégal selon les territoires.
Source : Deloitte / Explore, Grand Paris Office Crane Survey 2025