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À quelques jours de la fin de l’année, les lignes bougent. Moins de certitudes, plus de dispersion, et un mot-clé qui s’impose dans tous les scénarios d’allocation : diversification, mais autrement.
À l’approche de 2026, les certitudes accumulées au fil de la décennie post-crise vacillent : domination américaine, rôle protecteur des obligations, hiérarchie figée des marchés.
Pourquoi ça changeHSBC Asset Management anticipe une année 2026 marquée par une croissance mondiale plus synchronisée, sans récession dans le scénario central, mais avec une performance des actifs davantage liée à la croissance des bénéfices qu’au seul sentiment de marché. La dynamique en « K » des années passées, dominée par l’exceptionnalisme américain, laisserait place à une convergence plus large entre régions.
Ce qui se déplaceLes actions non américaines, les marchés émergents et l’Asie technologique gagnent en attractivité, soutenus par des valorisations plus raisonnables et des cadres macroéconomiques renforcés. À l’inverse, les obligations d’État des pays développés voient leur capacité de couverture fragilisée par l’endettement public et une inflation durablement plus élevée.
À retenir pour les portefeuillesFace à cette dispersion accrue, HSBC AM plaide pour une approche plus holistique de l’allocation d’actifs : moins de concentration, plus de sélectivité et une diversification élargie intégrant stratégies alternatives, actifs réels et crédit privé.
Source : HSBC Asset Management – Perspectives d’investissement 2026
Alors que les marchés semblent rassurés par la normalisation monétaire en cours, certains signaux faibles racontent une autre histoire.
Le point de départDébut décembre, la Réserve fédérale a mis fin à son programme de réduction de bilan, permettant à nouveau à ses actifs de croître. Officiellement technique, cette décision intervient pourtant en haut de cycle, dans un contexte de valorisations élevées, de spreads de crédit comprimés et de chômage bas.
Pourquoi le risque est sous-estiméDepuis 2008, la création monétaire massive n’a pas alimenté l’inflation en raison de trois verrous structurels : exigences de liquidité élevées, rémunération des réserves bancaires et renforcement des fonds propres. Ces mécanismes ont anesthésié la transmission monétaire et fait chuter la vélocité de la monnaie à un plus bas historique.
Le scénario noirSi ces verrous venaient à être desserrés simultanément, la capacité de prêts du système bancaire pourrait augmenter brutalement, relançant la croissance de la monnaie en circulation et, mécaniquement, l’inflation. Un risque aujourd’hui largement ignoré par les anticipations de marché.
Source : Laurent Chaudeurge, BDL Capital Management
Longtemps cantonné aux portefeuilles institutionnels, le private equity s’impose désormais dans les stratégies patrimoniales des investisseurs privés.
Les règles du jeuLe non coté repose sur des mécanismes spécifiques : illiquidité, horizon d’investissement long, courbe en J et appels de fonds progressifs. Ces caractéristiques imposent une gestion fine de la trésorerie et une planification rigoureuse des engagements.
La bonne architecturePour limiter les risques, l’approche cœur / satellite s’impose. Un socle diversifié, fonds secondaires, dette privée, stratégies globales, peut être complété par des expositions plus thématiques, liées aux grandes transitions économiques et sociétales.
Ce qui fait la différenceL’accompagnement par des CGP ou family offices, la pédagogie sur les flux et l’usage d’outils digitaux de suivi permettent de piloter un portefeuille de non coté avec une logique quasi institutionnelle, en pensant en flux plutôt qu’en stock.
Source : Private Corner – analyse et bonnes pratiques d’investissement en non coté
Après plusieurs années de tensions et de rééquilibrages, le marché des bureaux franciliens entre dans une phase plus contrastée.
Un marché globalement stableEn Île-de-France, le loyer moyen des bureaux situés à proximité des stations de métro s’établit autour de 580 €/m²/an, un niveau proche de celui observé l’an dernier malgré une offre en hausse.
Paris à deux vitessesLe Quartier Central des Affaires conserve les valeurs les plus élevées, avec des loyers dépassant les 1 000 €/m²/an autour de Saint-Lazare et Saint-Augustin. À l’inverse, certains secteurs du nord-est parisien subissent des ajustements à la baisse, pénalisés par une offre abondante.
Perspectives 2026Les actifs ultra prime devraient encore bénéficier d’une tension favorable, tandis que la périphérie très offreuse reste exposée à de nouvelles corrections.
Source : Cushman & Wakefield – Études & Recherche
À l’approche de la fin d’année, les grandes banques centrales affinent leurs positions dans un environnement encore brouillé. Si la Fed semble proche de la neutralité, les équilibres restent fragiles.
Une Fed en mode attentisteLa Réserve fédérale a abaissé ses taux de 25 points de base supplémentaires, portant le cycle d’assouplissement à 75 points sur l’année. Les taux évoluent désormais dans la zone haute des estimations du taux neutre, justifiant une posture de “wait and see”.
Des divisions sous-jacentesLe vote du FOMC a révélé des divergences inhabituelles, signe d’un débat interne réel sur la trajectoire future de la politique monétaire, dans un contexte où les pressions politiques autour de l’indépendance de la Fed se renforcent.
Le facteur japonaisReste la Banque du Japon, dernier grand acteur monétaire susceptible de raviver la volatilité si elle accélère la normalisation de sa politique après des décennies d’exception.
Source : analyse marchés obligataires – Thomas Giudici, Auris gestion