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Épargne responsable : les Français convaincus mais méfiants

Selon des études de l'AMF, une majorité d'épargnants est convaincue par les placements « responsables » ou « durables ». Mais en manque d'informations, la plupart restent méfiants lorsqu'il s'agit d'investir.

Temps de lecture : 1 minute(s) - Par | Mis à jour le 08-10-2021 19:23 | Publié le 27-09-2021 14:39
Photo : Shutterstock  

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Dis-moi dans quoi tu investis, je te dirais qui tu es

Selon une étude de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF) réalisée par OpinionWay, les Français sont sensibles aux enjeux de développement durable lors du choix de leurs placements. Près de 8 sur 10 estiment que leur impact sur la qualité de l'environnement est un sujet important (pollution, biodiversité...). Lorsqu'il s'agit de choisir un support d'épargne, cet aspect serait pris en compte par plus d'une personne sur 2.

Investir responsable semble donc devenir l'une des préoccupations majeures des épargnants. A terme, cette prise de conscience pourrait avoir des conséquences importantes sur l'économie : en plaçant de l'argent dans un support plutôt qu'un autre, les particuliers contribuent à financer certains secteurs ou, au contraire, à en priver d'autres d'une source de financement.

>> A LIRE : Green bonds, ISR, critères ESG... Se repérer dans la finance verte





ISR, investissement durable... des concepts qui restent flous

Si l'enjeu leur semble important, les Français ne sont pas satisfaits des conditions dans lesquelles les placements responsables leur sont proposés.

D'après l'AMF, ils restent peu nombreux à maîtriser les concepts de « placements solidaires », « durables », « responsables », « d'ISR » ou encore de « critères ESG ». Selon une étude menée par CSA Reseach sur un panel de 15 épargnants, ces notions sont considérées comme « floues », voire « opaques ». Cette perception est encouragée par le vocabulaire des documents de souscription, jugé « trop technique et décourageant ».

Identifier les supports responsables et comprendre de quoi il retourne reste donc très compliqué. Pour plus de clarté, certains labels ont fait leur apparition, comme le « label ISR » et le « label Greenfin ». Ceux-ci restent néanmoins peu connus du grand public, et inspirent une « confiance modérée », selon l'AMF. Le flou ouvre en effet la porte à la crainte d'un « greenwashing », cette technique de marketing mettant en avant uniquement les aspects écologiques des produits, avec un effet souvent trompeur. Les particuliers interrogés attendent également des preuves de l'impact positif des produits d'épargne se revendiquant « responsables ».

>> A LIRE : Label ISR, Greenfin, Finansol, Relance... Comment s'y retrouver pour « investir responsable » ?


Un décalage entre la proportion de personnes intéressée et celle qui a investi

Seule une petite partie des épargnants a déjà choisi un tel support d'épargne. D'après l'AMF, 17% d'entre eux détiennent un produit durable ou responsable au travers d'une assurance-vie, d'un PEA, compte-titre, plan d'épargne-retraite (PER) ou plan d'épargne-salariale (72% s'en disent satisfaits).

La marge de progression reste donc élevée, mais des freins subsistent. Au-delà du fait qu'ils peinent à être convaincus que ces placements tiennent leurs promesses, les épargnants expriment un manque d'informations et un besoin d'accompagnement, notamment de la part de leurs conseillers bancaires. Or, beaucoup ne sont pas encore formés, même si ceci devrait changer rapidement : à partir d'août 2022, les conseillers financiers seront dans l'obligation de recueillir les préférences de leurs clients en matière de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (« ESG ») avant de leur proposer n'importe quel produit d'investissement.

>> A LIRE : Label ISR : nouveau cap franchi avec 321 fonds labellisés pour 121 milliards d'encours

Pour mieux comprendre les notions qui entourent la finance durable, les particuliers peuvent se tourner vers le site de l'AMF, qui publie des guides pédagogiques (à retrouver ici) et organise des webinaires à l'intention du grand public sur diverses thématiques d'investissement.






   


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Autorité des Marchés Financiers (AMF) :
L'AMF (Autorité des Marchés Financiers) est chargée de réguler les acteurs de la finance. Parmi ses principales missions, l'institution créée les règles à respecter, surveille les acteurs, autorise la mise sur le marché de produits financiers, sanctionne ceux qui ne respectent pas les règles, et informe les épargnants.

Critères ESG :
Les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) permettent d'analyser le risque d'un investissement, à côté des risques purement financiers. Il s'agit d'examiner les risques de l'activité d'une entreprise au regard de son impact sur le climat, sur les aspects sociaux (dans l'ensemble de la société ou sur ses salariés), ainsi que les risques liés à la manière dont elle est gérée et contrôlée.

ISR :
L'Investissement Socialement Responsable est un mode d'investissement, qui prend en compte des critères purement financiers ainsi que des critères extra-financiers. Les qualités de l'entreprise étudiée sont examinées sous l'angle de critères environnementaux (impact sur le climat notamment, pollution liée...), sociaux (impact dans la société ou sur les salariés) et de gouvernance (méthode de gestion). Ces critères sont souvent désignés par le sigle "ESG". Ces données extra-financières sont désormais reconnues comme exprimant un risque pour les entreprises, qui peut impacter leur rentabilité financière.
Certains produits d'investissement qui sélectionnent des entreprises par le prisme de ces critères peuvent demander à obtenir le label ISR. Ce label est destiné à ce que le produit financier soit identifiable par le public, et son obtention n'est pas obligatoire.