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SCPI : le meilleur placement de 2019 ?

| Publié le 09-09-2019 11:53 |
SCPI : le meilleur placement de 2019 ?
Crédit(s) photo(s) : (c)Shutterstock  

Avec 4,52% de rendement brut prévu en moyenne pour 2019 et 4 milliards d'euros investis par les Français au 1er semestre, l'ASPIM prévoit une nouvelle année record pour les SCPI.

SCPI : vers une année record

Si trouver un placement rémunérateur est de plus en plus compliqué, les SCPI semblent tirer leur épingle du jeu encore cette année. D'après l'ASPIM (Association française des Sociétés de Placement Immobilier), 2019 devrait encore être une année exceptionnelle. Ces véhicules d'investissement grands publics affichent à ce stade un taux de distribution annualisé moyen de 4,52% pour 2019, contre 4,35% en 2018 (il s'agit d'un rendement avant impôts). Une performance plutôt séduisante dans le paysage de l'épargne.

Avec le rendement comme argument, rien d'étonnant à ce que les SCPI continuent à séduire les épargnants. Au 30 juin, les Français y avaient déjà placé 4,3 milliards d'euros d'économies, soit presque le double qu'à la même période l'an dernier.

Pour rappel, les SCPI sont des sociétés uniquement dédiées à investir dans l'immobilier. Elles collectent de l'argent auprès d'épargnants en leur vendant des parts, puis l'investissent dans des immeubles. Il s'agit la plupart du temps d'immeubles de bureaux (62%), mais aussi de locaux commerciaux (11%), d'hôtels (7%) ou d'autres actifs comme par exemple des maisons de retraite (EHPAD) ou des logements. Les loyers sont reversés aux porteurs de parts, après déduction des frais de gestion.

A lire également : comprendre l'investissement en SCPI

Les SCPI investissent de façon croissante en Europe. Aujourd'hui, l'étranger concentre 34% des acquisitions d'immeubles. L'Allemagne arrive en tête.


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Un des placements pertinents pour la retraite

Si les SCPI ont le vent en poupe, c'est aussi parce qu'elles constituent l'un des placements les plus pertinents pour se constituer un complément de retraite. Elles permettent d'investir dans l'immobilier en bénéficiant d'avantages que n'offre pas l'achat d'un bien en direct. Par exemple, l'accès à des actifs comme les bureaux ou les hôtels, traditionnellement hors de portée des épargnants, mais dont la rentabilité et la stabilité des locataires sont intéressantes. De même, elle les exonère de la mise en location, et les protège des impayés grâce à l'achat de plusieurs immeubles.

Mais les SCPI présentent également une part de risque. Elles sont en effet gérées par des sociétés de gestion de portefeuilles, dont les choix conditionnent la performance (acquisition, qualité du locataire, travaux, mises en réserve...). Or, le rendement ne peut pas être garanti, même si le sous-jacent immobilier est des plus tangibles. A noter également, le délai nécessaire à la revente et la valeur des parts ne peuvent pas être connus à l'avance.

Aussi pour limiter les risques, il est toujours préférable de diversifier ses investissements, notamment entre plusieurs SCPI proposant des actifs différents (commerces, bureaux, logements, hôtels...) et des zones géographiques variées, distribuées par des sociétés de gestion distinctes.

A découvrir : Quelle SCPI choisir ? Notre comparateur

Les OPCI à la peine

Les Organismes de Placement Collectif en Immobilier (OPCI) ouverts au grand public sont également des véhicules d'investissement destinés à investir dans l'immobilier. Mais leur grande différence avec les SCPI est qu'ils doivent investir une partie de leurs fonds sur des produits financiers. Ils sont donc plus risqués mais potentiellement plus rentables, puisque les sommes investies sur les marchés financiers sont censées dynamiser leur rendement.

Dans un marché boursier morose tel que nous le connaissons aujourd'hui, les OPCI ne brillent pas par leurs performances : l'ASPIM prévoit, en moyenne, seulement 1,1 % de rendement courant annualisé pour 2019, contre 1,2% en 2018 (le tout avant impôt). Un score inférieur à l'inflation et qui ne couvre donc pas la perte de pouvoir d'achat de la monnaie. En dépit de cela, leur collecte a progressé au premier semestre (+9%).

A lire également : Comprendre la notion d'inflation, son effet sur notre pouvoir d'achat et le rendement de notre épargne

Depuis leur lancement en 2009, les OPCI ont moins séduit les Français que les SCPI, ceux-ci préférant les placements les moins risqués possibles.


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Mieux comprendre l’article

Les mots soulignés dans l'article sont brièvement définis ici.

DVM (Taux de distribution sur valeur de marché) :
Le taux DVM remplace petit à petit le taux de rendement dans le jargon des SCPI et OPCI. Il correspond au taux de distribution ramené à la valeur de marché des parts. Introduit par l’Association Française des Sociétés de Placements Immobiliers (ASPIM) depuis le 1er juillet 2012, il s'agit d'un indicateur qui a pour but de rendre plus compréhensible le taux de rendement des parts de ces sociétés immobilières.

Le DVM est le ratio entre le dividende brut distribué par part et le prix moyen de la part sur l’année.
L'évolution concerne donc bien le calcul du prix moyen, puisque précédemment on utilisait uniquement la valeur de la part au 31 décembre de l'année précédente, ce qui pouvait avoir pour effet de fausser le rendement en cas de mouvement.


Inflation :
L'inflation peut se définir comme la hausse continue du niveau général des prix.

Une des conséquences de l'inflation est la perte de pouvoir d'achat de la monnaie. Lorsque les prix augmentent, la même quantité de monnaie ne suffit plus pour acheter les mêmes produits.

Par exemple, avec une inflation de 1,8% par an, un produit qui coûterait 100 € en 2019 pourrait coûter 101,8 € en 2020. Il faudrait donc augmenter la quantité de monnaie nécessaire pour acheter le produit.

Dans le même temps, si de l'argent est placé à 0,75% par an, 100 € placés en 2019 vaudront 100,75 € en 2020. Ainsi, il était possible d'acheter le produit en 2019, mais plus en 2020 vu que le prix du produit à augmenté plus vite que la valeur de l'épargne.

Une économie équilibrée devrait théoriquement faire progresser les prix et le pouvoir d'achat de la monnaie à un rythme quasiment équivalent pour contribuer à la croissance économique. C'est notamment le rôle de la politique monétaire des banques centrales.


SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) :
Une SCPI est une Société Civile de Placement Immobilier. Elle fait partie des supports d'investissement de la "Pierre Papier".

La SCPI a pour objectif d'acquérir et de louer un patrimoine immobilier. Celui-ci peut être constitué d'immeubles de bureaux, de logements, de commerces, d'entrepôts ou de tout autre actif immobilier.

Pour constituer son patrimoine, elle collecte de l'argent auprès des particuliers, qui deviennent porteur de parts et perçoive une partie des bénéfices.

De nombreuses SCPI existent sur le marché. Ces sociétés sont règlementées et doivent obtenir un agrément de l'Autorité des Marchés Financiers pour être mises sur le marché. Elles sont gérées par des sociétés de gestion, elles aussi agréées.

A LIRE POUR ALLER PLUS LOIN : SCPI mode d'emploi


Société de gestion de portefeuille (SGP) :
La société de gestion de portefeuille est une société financière dont le rôle est de gérer de l'argent pour son compte ou pour le compte d'investisseurs et d'épargnants. Elle peut par exemple créer des produits financiers (SCPI, OPCI, fonds...), vendre leurs parts à des particuliers ou des professionnels, et procéder à des investissements. Cette activité est réglementée par l'Autorité des Marchés Financiers.