Une classe d’actifs cyclique… mais résiliente
Le private equity consiste à investir dans des entreprises non cotées – start-up, PME ou ETI – afin de financer leur développement, leur transmission ou leur restructuration. Au-delà de l’espoir d’une performance supérieure à celle des marchés traditionnels, cette classe d’actifs répond à un autre enjeu : la volonté croissante des investisseurs de contribuer directement au financement de l’économie réelle.
Les données historiques montrent que le private equity suit des cycles proches de ceux de l’économie, mais avec une capacité d’adaptation plus forte. Dans les phases de ralentissement, les valorisations baissent, ce qui ouvre des fenêtres d’investissement plus favorables pour les fonds. À l’inverse, les périodes d’expansion facilitent les opérations de cession et la distribution de plus-values.
Plusieurs tendances structurantes se dégagent aujourd’hui :
• une montée en puissance du capital-développement, particulièrement recherché par les entreprises industrielles et technologiques ;
• un regain d’intérêt pour la dette privée, qui s’est positionnée comme une alternative solide au financement bancaire ;
• un développement des stratégies thématiques (transition énergétique, numérique, santé).
Cette diversité rend la classe d’actifs plus lisible pour les investisseurs particuliers, qui naviguaient autrefois dans un paysage perçu comme opaque.
L’un des changements majeurs de ces dernières années concerne la distribution. L’arrivée de nouveaux véhicules – fonds ouverts, unités de compte spécifiques, produits ELTIF nouvelle génération – a simplifié l’accès au non coté. Les barrières d’entrée, autrefois élevées, sont progressivement tombées : tickets d’entrée plus bas, horizon d’investissement mieux expliqué, règles de transparence renforcées.
Dans ce paysage en recomposition, certains acteurs historiques du marché ont joué un rôle structurant. Inter Invest, par exemple, et sa société de gestion Elevation Capital Partners, font partie des acteurs qui ont contribué à démocratiser l’investissement dans des fonds non cotés en développant des solutions orientées vers les particuliers patrimoniaux. Pour ceux qui souhaitent comprendre les mécanismes internes de cette classe d’actifs, un guide complet sur les fonds d’investissement est disponible ici :
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Ce contenu permet de replacer le private equity dans son cadre juridique et économique, et de mieux appréhender ses risques.
Le profil a changé. Il ne s’agit plus uniquement de contribuables en quête d’optimisation fiscale ou de clients très fortunés. Une nouvelle génération, souvent sensibilisée aux enjeux entrepreneuriaux, y voit un moyen :
• de diversifier en-dehors des marchés boursiers,
• d’investir dans des entreprises dont la croissance repose sur des fondamentaux économiques réels,
• de donner une orientation thématique à leur épargne (innovation, transition environnementale, santé).
Les CGP confirment cette évolution : les particuliers sont davantage prêts à « immobiliser » une partie de leur épargne, à condition de comprendre ce qu’elle finance et d’être accompagnés sur la lecture des risques (illiquidité, sélection des entreprises, horizon long terme).
Contrairement aux placements liquides, le private equity repose sur un horizon long terme – souvent 7 à 10 ans – indispensable pour permettre aux entreprises financées de croître. Trois risques principaux doivent être considérés :
- L’illiquidité : il n’existe pas de marché secondaire structuré ; la sortie intervient lors des cessions d’actifs du fonds.
- La cyclicité : les crises économiques peuvent retarder les plans de développement et de sortie.
- La diversification : la performance dépend de la qualité de sélection des entreprises par le gérant.
Cette combinaison de risques nécessite un cadre professionnel rigoureux. C’est la raison pour laquelle les acteurs spécialisés insistent sur la pédagogie et la compréhension préalable du fonctionnement des fonds.
Selon les grilles conseillées par les professionnels, une exposition modérée au private equity – souvent entre 5 et 15 % d’un patrimoine financier selon le profil – peut jouer un rôle d’amortisseur, car la valorisation des titres non cotés ne suit pas quotidiennement les fluctuations des marchés boursiers.
Les prochaines années devraient renforcer cette tendance : capitalisation des PME, transition énergétique, relocalisations industrielles, financement de l’innovation… autant de chantiers nécessitant des capitaux privés.
Le private equity n’est plus un compartiment confidentiel. Il devient progressivement un outil structurant pour comprendre – et financer – les transformations économiques en cours. Et si la prudence reste indispensable, l’intérêt des épargnants pour cette classe d’actifs s’explique par une conviction simple : investir dans la croissance des entreprises, c’est aussi investir dans la croissance de l’économie réelle.