Action Renault : près de 5 % de hausse, en tête du CAC 40 grâce au Brent
Le constructeur au losange signe le plus fort rebond de l'indice parisien en milieu de matinée, dans un marché bien orienté. Le titre repasse au-dessus de ses moyennes mobiles courtes et profite d'une détente marquée du baril de Brent, sensible pour l'ensemble du secteur automobile.
Renault en tête du CAC 40, le repli du Brent allège la pression sur l'automobile
L'action Renault gagne 4,4 % à 29,92 €, en tête du CAC 40 qui progresse de 0,5 %. Le titre signe la plus forte hausse de l'indice parisien, devant Stellantis (+3,95 %) et le pôle luxe. Le mouvement s'inscrit dans une séance marquée par une détente prononcée du Brent, qui cède 5,08 % à 94,52 $/baril et perd 14,6 % sur huit séances. Le secteur automobile, sensible au coût du carburant pour ses clients, en bénéficie directement. Le rebond du jour atténue le repli de 7,74 % accusé sur trois mois, sans effacer la perte de 37,77 % enregistrée sur un an. La hausse fait suite à une phase de tension sur les supports observée la semaine dernière, lorsque le cours avait enfoncé la zone des 27,55 €.
Le franchissement des moyennes mobiles courtes ramène le titre vers la résistance des 32,52 €
Le rebond replace le cours au-dessus de la MM20 (28,84 €, écart +3,74 %) et de la MM50 (29,38 €, +1,84 %), deux seuils que le titre avait perdus mi-mai. La MM200 à 32,66 € reste hors de portée, le cours évoluant 8,39 % en dessous. Le RSI à 48 reste neutre, ce qui laisse de la marge avant une zone de surachat. La résistance identifiée à 32,52 € coïncide avec la MM200, ce qui en fait le prochain repère technique en cas de prolongation du mouvement.
Sur le plan des fonds, les positions courtes nettes cumulées atteignent 4,35 % du capital selon les déclarations consultées, réparties entre quatre fonds, en hausse de 0,46 point sur trente jours. Cette progression mesurée reflète une prudence persistante d'une partie des intervenants institutionnels, sans signaler une accentuation marquée des paris baissiers. Au regard du consensus des analystes recensés, l'action se paie environ 4,3 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours.