Action SCHNEIDER ELECTRIC : recul sensible cette semaine malgré plusieurs annonces de contrats majeurs aux États-Unis
La valeur SCHNEIDER ELECTRIC a clôturé la semaine en nette baisse dans un environnement boursier parisien orienté à la défensive. La dynamique hebdomadaire contraste avec les annonces commerciales de premier plan, notamment aux États-Unis dans le secteur des centres de données. Les principaux indices phares, CAC 40 et SBF 120, affichent également des performances négatives sur la période.
L’action SCHNEIDER ELECTRIC a terminé la semaine à 222,30 €, reculant de 5,26 % sur cinq séances. Ce mouvement la place sous la moyenne de la place parisienne, le CAC 40 accusant une baisse de 3,04 % et le SBF 120 de 2,98 % sur la même période. Le titre a connu une volatilité accrue avec des volumes d’échanges soutenus, dépassant le million de titres lors de plusieurs séances, notamment celle du vendredi 21 novembre où plus d’1,17 million d’actions ont changé de main. Ce rythme élevé s’est accompagné d’une amplitude des cours : le point haut de la semaine s’établit à 235,40 €, tandis que le plus bas atteint 220,40 €. Sur un an, la performance ressort désormais à -6,12 %, confirmant la tendance sous pression observée depuis le début de l’exercice. La courbe des derniers mois met en évidence un repli d’environ 9,8 % sur un mois, ramenant le titre sur des niveaux qui n’avaient plus été atteints depuis plusieurs mois. Les dirigeants du groupe visent, selon les projections, un bénéfice net par action en hausse sur l’an prochain, mais cela n’a pas suffi à compenser la vague vendeuse de la semaine.
La semaine a pourtant été marquée par une actualité commerciale significative pour SCHNEIDER ELECTRIC. À l’occasion de l’Innovation Summit organisé aux États-Unis, la société a annoncé la signature d’importants contrats dans le domaine des centres de données et de l’intelligence artificielle, pour un montant total supérieur à 2,2 milliards de dollars. Parmi ceux-ci figure un accord historique avec Switch, pesant près de 1,6 milliard d’euros, dans la fourniture de modules électriques et d’unités de refroidissement. Un second contrat d’envergure, d’environ 373 millions de dollars, a été conclu avec Digital Realty pour la fourniture d’équipements spécialisés. Ces annonces font suite à plusieurs trimestres de croissance du chiffre d’affaires – affichant récemment +9 % en organique – mais n’ont pas permis d’enrayer la baisse du titre sur la semaine, dans un contexte de marché globalement dégradé. Dans les séances suivant la communication sur ces contrats, le titre a bien tenté un rebond, figurant ponctuellement parmi les principales progressions du CAC 40, mais cet élan s’est rapidement dissipé à la faveur des mouvements de marché.
Sur le plan technique, la valeur SCHNEIDER ELECTRIC a clôturé précisément au seuil de support identifié à 222,30 €, qui correspond aussi au point bas touché durant la semaine. Le titre évolue désormais sous ses moyennes mobiles de moyen et long terme, la moyenne à 50 jours s’établissant à 240,54 € et celle à 200 jours à 226,05 €. L’indicateur de force relative (RSI) ressort à 28, signalant une dynamique de marché orientée à la baisse sur le court terme. La ligne MACD demeure négative à -5,81, tandis que la volatilité mensuelle affiche 7,38. Les bandes de Bollinger encadrent actuellement le titre entre une borne supérieure à 259,17 € et une borne inférieure à 218,19 €, illustrant l’élargissement récent des amplitudes de variation. L’évolution du titre sur les dernières semaines témoigne d’une pression vendeuse continue, qui place désormais l’action tout près de ses plus bas niveaux de l’année.