Le réassureur SCOR SE poursuit son redressement en cette fin de semaine. Le titre progresse de 3,2% à 26,42 euros, bénéficiant d'un rebond technique après la chute vertigineuse de vendredi. Cette trajectoire de trois séances consécutives à la hausse intervient dans un contexte de volatilité marquée, le cours ayant essuyé de lourdes pertes lors du dévoilement de ses comptes trimestriels. La séance de mercredi consolide le redressement engagé lundi. Le cours progresse de 3,2%, passant de 25,60 à 26,42 euros, dans un contexte de volume d'échanges modéré (0,4% du capital transigé). L'indice CAC 40 affiche une quasi-stabilité avec +0,08%, soulignant une performance supérieure du réassureur français. Sur un horizon annuel, SCOR gagne 34,52%, confirmant l'attrait du titre avant la dégringolade de vendredi dernier. Ce jour-là, le cours avait plongé de 13%, se classant parmi les plus forts replis du SBF 120 au moment du dévoilement des résultats trimestriels. Le rebond initié en séance de lundi, avec un gain de 2%, s'amplifie donc progressivement au fil des séances, suggérant un essoufflement de la pression vendeuse. Les comptes du troisième trimestre, bien que brutalement décevants en Bourse vendredi, affichaient une solidité sous-jacente. Le réassureur a enregistré un bénéfice net de 217 millions d'euros, inversant une perte de 117 millions d'euros l'année précédente. En dommages et responsabilité, le ratio combiné s'est établi à 80,9%, porté par une faible activité des catastrophes naturelles et la poursuite de la politique de prudence. Le segment assurance vie et santé a généré 98 millions d'euros, tandis que le rendement courant des placements a atteint 3,5%, avec des conditions de réinvestissement demeurées attractives. Cette amélioration transversale n'a pourtant pas suffi à rassurer les marchés vendredi, le dévoilement des chiffres ayant déclenchéune vente panique surprenante au regard de la qualité de la publication. Techniquement, le tableau reste nuancé. L'indice de force relative (RSI) culmine à 14, une survendue extrême ouvrant théoriquement des perspectives de rebond. La ligne MACD demeure déprimée à –0,71, tandis que l'Histogram enregistre –0,58, confirmant l'absence de dynamique haussière clairement établie. Le titre s'échange au-dessus de son support à 25,60 euros mais reste en retrait de ses moyennes mobiles à 50 jours (29,07) et 200 jours (27,78). La volatilité mensuelle de 14,66% et le coefficient bêta de –0,10 reflètent une instabilité persistante. Les bandes de Bollinger (26,38 – 33,18) offrent de l'espace pour une accélération potentielle, bien que le momentum demeure indécis et que la consolidation technique s'impose.