Altheora : activité stable à 18,7 M€ au premier semestre 2026, l'EBITDA recule à 0,6 M€
Altheora a publié le 24 septembre 2026 ses comptes consolidés du premier semestre 2026, marqués par une activité stable à 18,7 M€ et un repli de l'EBITDA, à 0,6 M€ contre 0,9 M€ un an plus tôt.
Le spécialiste des matériaux composites et polymères, coté sur Euronext Growth Paris, met en avant une dynamique commerciale (prises de commandes en hausse de 20 %) et la poursuite de son désendettement, avec un prêt garanti par l'État désormais intégralement remboursé.
Une activité stable portée par la mobilité, un EBITDA en baisse
Le chiffre d'affaires consolidé s'établit à 18 709 k€, contre 18 844 k€ au premier semestre 2025, soit un recul de 0,7 %. Cette stabilité intervient dans un contexte de repli de la production manufacturière française.
La Mobilité progresse de 9 %, à 7,6 M€, et représente désormais 40 % de l'activité. L'Industrie est quasi stable à 2,7 M€, tandis que la Construction et les Loisirs reculent de 7,4 %, à 8,4 M€, dans un marché du bâtiment toujours orienté à la baisse. Le chiffre d'affaires réalisé hors France métropolitaine atteint 21 % du total, contre 17 % un an plus tôt.
L'EBITDA ressort à 0,6 M€, soit 3,2 % du chiffre d'affaires, contre 0,9 M€ et 5,0 % au premier semestre 2025. Le résultat d'exploitation s'établit à -0,7 M€ (contre -0,5 M€) et le résultat net part du Groupe à -1,2 M€ (contre -0,8 M€).
Démarrage de nouveaux programmes pénalisant les marges
Le Groupe a maintenu sa discipline de coûts : les achats consommés reculent de 457 k€ et les charges de personnel de 304 k€. Les autres charges d'exploitation progressent en revanche de 752 k€.
Cette hausse résulte de trois facteurs identifiés par la société : le démarrage de nouveaux programmes, qui mobilise les équipes avant de générer du chiffre d'affaires ; le recours accru à l'intérim et à la sous-traitance pour continuer à servir les clients au printemps ; et le décalage d'application des clauses d'indexation prévues aux contrats.
Après 1,3 M€ de dotations nettes, le résultat d'exploitation s'établit à -0,7 M€. Le résultat net intègre ensuite un résultat financier de -0,4 M€ et une charge d'impôt de 47 k€, contre un produit d'impôt de 82 k€ un an plus tôt.
Prêt garanti par l'État remboursé, dette nette en baisse
Le Groupe a effectué 1,8 M€ de remboursements d'emprunts, d'obligations convertibles et de crédits-baux sur le semestre. Le prêt garanti par l'État (0,8 M€ au 31 décembre 2025) est intégralement remboursé, et les lignes de billets de trésorerie (1,4 M€) ont été renouvelées jusqu'au 30 juin 2027.
La dette financière brute recule à 11,3 M€, contre 11,6 M€ au 31 décembre 2025. Hors obligations convertibles (3,7 M€), considérées comme des quasi-fonds propres, la dette financière nette s'établit à 6,0 M€, contre 6,6 M€. La trésorerie disponible progresse de 581 k€ sur le semestre, à 1,6 M€. Les capitaux propres consolidés s'établissent à 6,5 M€, contre 7,8 M€.
Les prises de commandes des huit premiers mois de 2026 (hors Chris-France Plastiques) atteignent 20,5 M€, en hausse de 20 % par rapport à la même période de 2025 (17,0 M€). Le carnet de commandes s'établit à 10,6 M€ au 31 août 2026, dont 4,9 M€ portant sur les exercices 2027 et 2028. Le cadre stratégique Confluence 2030, dont l'objectif d'une marge d'EBITDA de 10 %, sera réexaminé et présenté avec les comptes annuels 2026.