ArcelorMittal défend sa position dans le litige avec Acciaierie d'Italia
ArcelorMittal a été assignée en justice jeudi par les commissaires extraordinaires d'Acciaierie d'Italia devant le tribunal de Milan. Le groupe sidérurgique rejette catégoriquement les accusations portées contre lui et annonce qu'il défendra sa position vigoureusement.
Les accusations rejetées
ArcelorMittal déclare ne voir « aucun fondement factuel ni juridique » à la plainte déposée. Le groupe rejette catégoriquement l'ensemble des allégations contenues dans l'action en justice, notamment celles affirmant qu'il aurait incité les dirigeants et la direction locale à des actes de mauvaise gestion dans le cadre d'une stratégie de « destruction » des activités et d'« extorsion » de profits hors d'Italie. Selon la plainte, les dommages allégués dépasseraient 7 milliards d'euros.
Contexte du différend et investissements réalisés
ArcelorMittal rappelle que depuis 2021, le groupe Acciaierie d'Italia a été exploité sous contrôle conjoint et égal avec Invitalia, entité contrôlée par le ministère italien de l'Économie et des Finances et désignée pour mettre en œuvre un partenariat public-privé. Le groupe affirme avoir investi environ 2 milliards d'euros pour redresser l'activité, notamment une part importante destinée au plan environnemental et à la conformité avec l'autorisation environnementale intégrée exigée par le gouvernement italien. ArcelorMittal souligne avoir opéré dans un contexte devenu « profondément affecté » par des actes adverses et des omissions de la part d'Invitalia, d'Ilva et du gouvernement italien, notamment le retrait en 2019 des protections juridiques nécessaires à la mise en œuvre du plan environnemental. Le groupe détient plusieurs réclamations en dommages, y compris une arbitration internationale lancée en juin 2025 contre la République d'Italie pour expropriation non conforme au droit, au-delà d'un montant global dépassant 1,8 milliard d'euros.