Aton : trésorerie tombée à 25 K€ fin juin, des financements recherchés pour 12 mois
Le groupe Aton, basé à Illkirch, a publié le 30 octobre 2026 des comptes semestriels qui font apparaître deux mouvements de sens opposés au bilan. La conversion de 459 obligations remboursables en actions a porté les capitaux propres consolidés à 1,0 M€, alors que la trésorerie disponible s'établissait à 25 K€ au 30 juin 2026.
Dans le même temps, le chiffre d'affaires a reculé à 223 K€ et la perte nette part du groupe est restée stable à -503 K€. Le groupe indique que l'amélioration de sa trésorerie intervenue depuis la clôture ne couvre pas, à ce stade, l'ensemble de ses besoins de financement des douze prochains mois.
Chiffre d'affaires en recul à 223 K€, perte nette part du groupe stable
Le chiffre d'affaires consolidé s'est établi à 223 K€ sur le premier semestre 2026, contre 287 K€ un an plus tôt. Les prestations de services ont reculé à 165 K€, contre 238 K€, tandis que les autres refacturations ont progressé à 57 K€, contre 50 K€.
L'excédent brut d'exploitation ressort à -0,2 M€, contre -0,1 M€ un an plus tôt, malgré des charges de personnel réduites de moitié (112 K€ contre 224 K€). Cet effort a été contrebalancé par le recul des revenus, la baisse des subventions d'exploitation (70 K€ contre 131 K€) et la comptabilisation en charge d'une créance client ancienne de 56 K€.
Le résultat opérationnel courant s'établit à -513 K€, contre -488 K€, et le résultat opérationnel à -514 K€. Le résultat financier est passé de -4 K€ à -24 K€, sous l'effet d'un coût de l'endettement financier brut de 32 K€ contre 13 K€ et de l'absence de produits de trésorerie.
Le résultat net part du groupe est stable à -503 K€. En intégrant la part des minoritaires, le résultat net total atteint -546 K€, contre -509 K€ au premier semestre 2025.
Capitaux propres portés à 1,0 M€, trésorerie ramenée à 25 K€
Au bilan, la conversion de 459 obligations remboursables en actions (ORA) a porté le nombre d'actions composant le capital à 1 007 705 135. Les capitaux propres consolidés atteignent 1,0 M€ au 30 juin 2026, contre 0,4 M€ au 31 décembre 2025, et les dettes financières ont été ramenées à 2,4 M€, contre 3,1 M€.
Les dettes financières se répartissent entre 1,0 M€ d'emprunts bancaires (prêts Bpifrance et prêts garantis par l'État), 1,0 M€ d'emprunts obligataires et 0,4 M€ de concours bancaires. La trésorerie disponible s'élevait à 25 K€, contre 455 K€ au 31 décembre 2025, une situation que le groupe qualifie lui-même de tendue.
Le groupe détient par ailleurs une créance de crédit d'impôt recherche de 304 K€ au titre de l'exercice 2025 et du premier semestre 2026. Son montant comme son calendrier d'encaissement restent soumis aux délais de traitement de l'administration fiscale.
Depuis la clôture, la levée de fonds de Bcell Design et le chiffre d'affaires du second semestre ont amélioré la position de trésorerie. Selon la société, cette amélioration ne suffit pas à couvrir l'ensemble des besoins des douze prochains mois, et des démarches sont en cours pour sécuriser des financements complémentaires.
Des filiales tournées vers la commercialisation, un financement à sécuriser
La priorité affichée pour les prochains mois est de convertir le potentiel commercial des trois filiales en revenus, tout en poursuivant la maîtrise des charges. Compte tenu du niveau actuel de son chiffre d'affaires, le groupe se dit dépendant de sa capacité à mobiliser de nouveaux financements.
Inoviem Scientific a obtenu le renouvellement de son agrément au titre du crédit d'impôt recherche pour la période 2026-2030. La filiale a également annoncé en septembre 2026 un partenariat avec DeepLife, société d'intelligence artificielle appliquée à la biologie, portant sur les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin.
PIMS Technology est engagée dans des discussions avancées en vue d'une première implantation de sa plateforme PIMS Q8, capable de traiter jusqu'à 20 patients par heure, au sein de centres de référence internationaux en oncologie. Cette démarche s'appuie sur un financement de 500 K€ obtenu auprès de Bpifrance.
Bcell Design, qui développe des anticorps monoclonaux à Fc humain destinés au diagnostic, a bénéficié en octobre 2026 de la souscription par ses actionnaires historiques d'obligations convertibles en actions pour 500 K€. L'opération accompagne une levée de fonds en cours auprès d'investisseurs tiers, dont le calendrier dépend, selon le groupe, de facteurs externes.
« Notre chiffre d'affaires demeure modeste et ne couvre pas encore nos charges », a déclaré Léone Atayi, présidente-directrice générale du groupe. Au 30 juin 2026, Aton disposait de 25 K€ de trésorerie disponible pour 2,4 M€ de dettes financières.