Le CAC 40 cale sous les 7 880 points, Stellantis flambe de plus de 5 %
Le CAC 40 recule de 0,12 % à 7 877,66 points, dans un marché sans direction nette. La publication des résultats trimestriels dicte le tempo valeur par valeur, pendant que les investisseurs attendent, en fin de journée à Paris, la décision de la Réserve fédérale américaine.
Une séance attentiste, rythmée par les résultats
L'indice parisien hésite autour de l'équilibre, dans le sillage d'un STOXX 600 en léger repli de 0,24 %. Le FTSE 100 cède 0,33 % en séance, tandis que le DAX reste quasi stable (+0,01 %). La dispersion est révélatrice de l'absence de thème directeur : 17 valeurs du CAC 40 progressent, 21 reculent et 2 restent stables.
Le vrai moteur du jour se situe ailleurs. Le Comité de politique monétaire de la Fed termine sa réunion ce mercredi, avec une décision attendue en fin d'après-midi, heure de Paris. Les marchés avancent prudemment avant ce rendez-vous, d'autant que les dernières statistiques d'inflation américaines sont ressorties au-dessus des attentes et que la confiance des consommateurs a rebondi outre-Atlantique. Mardi soir à Wall Street, le Nasdaq 100 avait pourtant gagné 1,29 % et le S&P 500 0,60 % à la clôture.
En toile de fond, la prime de risque française reste scrutée. Le taux à 10 ans de la France évolue près de 5 %, un niveau inédit depuis le début des années 2000, et l'écart avec le Bund allemand se maintient à un point historiquement élevé, alors que l'Assemblée nationale poursuit l'examen du projet de loi de finances pour 2027.
Stellantis et Danone portés par leurs publications
En tête du CAC 40, Stellantis s'envole de 5,43 % à 3,91 €. Le constructeur a publié des comptes du troisième trimestre en amélioration sur un an et confirmé ses objectifs 2026, dont un free cash-flow industriel positif attendu en 2027. La carte régionale s'est inversée : l'Amérique du Nord redevient rentable tandis que l'Europe passe en perte. Le titre, qui avait touché un plus bas de cinq ans le 22 octobre, poursuit son rebond.
Danone suit avec une hausse de 2,56 % à 63,20 €. Le groupe agroalimentaire a annoncé des ventes en progression de 4 % au troisième trimestre, en données comparables, portées surtout par l'effet prix. Sur neuf mois, la croissance comparable atteint 3,6 %, à l'intérieur de la fourchette annuelle confirmée.
Legrand (+1,82 %) et Schneider Electric (+1,46 %) complètent le haut du classement, dans un secteur des équipements électriques bien orienté. CIC Market Solutions a confirmé sa position favorable sur Schneider Electric, avec un objectif de cours maintenu.
Dassault Systèmes sanctionné malgré des comptes au-dessus des attentes
À l'opposé, Dassault Systèmes ferme la marche avec un recul de 4,62 % à 23,55 €. L'éditeur a pourtant dégagé un chiffre d'affaires en hausse de 5 % au troisième trimestre, à 1,55 Md€, au-dessus des attentes, avec une marge opérationnelle non IFRS portée à 31,6 %. Le groupe vient par ailleurs de finaliser le rachat d'ArisGlobal pour 1,8 milliard de dollars dans les sciences de la vie.
ArcelorMittal cède 2,13 % et Kering 1,68 %, à 176,48 €. Sur le dossier de la maison de luxe, les avis divergent : Alphavalue initie un conseil à l'achat avec un objectif de 265 €, quand Citi, resté neutre, abaisse le sien de 243 à 201 €. Safran recule de 1,31 %, après la révision de l'objectif de Citi de 345 à 310 €. Publicis Groupe complète les plus fortes baisses avec un repli de 0,98 %.