Banqup Group explore une vente et accélère sur l'abonnement au S1
Banqup Group a publié le 25 août 2026 ses résultats du premier semestre 2026, marqués par une accélération des revenus d'abonnement liés à la facturation électronique.
Au-delà de la dynamique commerciale, l'annonce structurante tient à la décision du conseil d'administration d'explorer des alternatives stratégiques pouvant aller jusqu'à la cession d'une ou plusieurs unités opérationnelles, voire du groupe dans son ensemble.
Revenus d'abonnement à 10,4 M€, EBITDA ajusté en hausse malgré une perte semestrielle
Le chiffre d'affaires du groupe (revenus et produits liés aux fonds clients) a progressé de 5,7 % sur un an, à 26,5 M€. Les revenus d'abonnement ont atteint 10,4 M€, contre 7,3 M€ un an plus tôt, soit une hausse de 42,3 % portée par l'adoption de la facturation électronique, en particulier sur le marché belge.
Les revenus numériques totaux ont augmenté de 14,1 %, à 23,9 M€, tandis que les revenus de transaction et produits liés aux fonds clients sont restés stables à 8,0 M€ (-0,4 %). Les revenus de communication traditionnelle ont reculé de 36,7 %, à 2,6 M€.
L'EBITDA ajusté s'est établi à -6,1 M€, contre -7,3 M€ au premier semestre 2025, soit une amélioration de 16,5 %. La perte de la période (activités poursuivies) s'est élevée à 21,1 M€, contre 20,3 M€ un an plus tôt. En intégrant les activités abandonnées, la perte totale ressort à 18,3 M€, contre 26,2 M€ au premier semestre 2025.
Marge brute numérique de 56,8 % et endettement net de 46,1 M€
La marge brute numérique s'est établie à 56,8 %, en baisse de 0,8 point sur un an, la société évoquant des coûts de plateforme plus élevés partiellement compensés par une réduction des coûts d'OCR. Le groupe indique qu'une part significative de ces coûts de plateforme est de nature fixe et ne devrait pas croître proportionnellement aux volumes clients.
Des charges de transformation non récurrentes de 1,4 M€ ont été comptabilisées sur le semestre. La base de coûts indirects, hors éléments non récurrents, a augmenté de 4,8 %, tandis que les dépenses de trésorerie sous-jacentes, hors éléments non monétaires, n'ont progressé que de 2,0 %.
Au 30 juin 2026, la dette financière nette s'établissait à 46,1 M€ et la trésorerie et équivalents à 5,0 M€ (hors trésorerie restreinte). Le semestre a été soutenu par 11,4 M€ de produits de cessions et 8,0 M€ de nouveaux prêts subordonnés d'actionnaires, ainsi que par le remboursement d'un prêt relais de 7,5 M€. Les covenants financiers avec Francisco Partners ont été révisés.
Objectif de croissance de l'ARR maintenu à 25-30 %, déploiement français prévu en septembre 2026
La société a confirmé son objectif de croissance de l'ARR numérique de 25 à 30 % en fin d'année et maintient sa prévision d'un EBITDA ajusté d'environ 3 % du chiffre d'affaires. L'ARR a atteint 48,2 M€ à fin juin 2026, en progression de 12,1 % par rapport à juin 2025.
Le groupe prépare la première phase du déploiement de la facturation électronique obligatoire en France à partir de septembre 2026, dont la contribution est attendue à compter du quatrième trimestre 2026. En Allemagne, l'entreprise indique observer une traction accrue après la confirmation de l'entrée en vigueur de l'obligation à compter de janvier 2027.
Sur le plan du financement, la société a sécurisé le 13 juillet 2026 une facilité de crédit incrémentale de Francisco Partners pouvant atteindre 10,0 M€, sous réserve de l'atteinte de jalons définis, dont 6,5 M€ ont été tirés à la date de l'annonce. Cette facilité s'accompagne d'un relèvement du taux d'intérêt PIK de 8,00 % à 10,50 % par an. L'assemblée générale extraordinaire du 3 août 2026 a par ailleurs approuvé un capital autorisé de 15,0 M€.