Bouygues Telecom, Orange et Free signent un protocole d’accord pour racheter SFR
Bouygues Telecom a annoncé avoir signé, aux côtés d’Orange et de Free-Groupe iliad, un protocole d’accord avec Altice France en vue de l’acquisition de SFR. L’opération porterait sur la plupart des actifs d’Altice France-SFR, hors XP Fibre, UltraEdge, Altice Technical Services et activités outre-mer, pour une valeur d’entreprise totale de 20,35 milliards d’euros, sous réserve d’ajustements au closing.
Une transaction envisagée à 20,35 milliards d’euros
La transaction envisagée porte sur une valeur d’entreprise totale de 20,35 milliards d’euros pour les actifs concernés d’Altice France, sous réserve d’ajustements au closing. La répartition du prix resterait inchangée par rapport à l’offre indicative du 17 avril 2026 : environ 42 % pour Bouygues Telecom, 31 % pour Free-Groupe iliad et 27 % pour Orange. Ces pourcentages pourraient évoluer d’ici à la finalisation de l’opération, en fonction de l’évolution des bases clients.
Bouygues Telecom changerait d’échelle
Pour Bouygues Telecom, l’opération représenterait un changement d’échelle important. L’opérateur reprendrait notamment l’activité et la clientèle SFR Business, représentant environ 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires, ainsi qu’une partie de l’activité grand public de SFR, soit environ 3,8 millions de clients mobile et 2,6 millions de clients fixe. Bouygues Telecom reprendrait aussi le réseau mobile de SFR en zones non denses, déjà partagé avec lui dans le cadre de l’accord Crozon, ainsi que des infrastructures dédiées au B2B fixe et une partie du réseau de distribution.
Un accord encore soumis à conditions
L’opération n’est pas définitive. Sa réalisation reste soumise à plusieurs étapes, dont la consultation des instances représentatives du personnel, la signature de la documentation juridique définitive, l’obtention des autorisations réglementaires requises, notamment au titre du contrôle des concentrations, et la levée des autres conditions suspensives. Bouygues Telecom indique que la réalisation définitive pourrait intervenir au second semestre 2027, sous réserve de ces autorisations et conditions. Le groupe précise qu’il n’existe à ce stade aucune certitude que l’opération soit réalisée.
Des synergies attendues, mais des coûts d’intégration élevés
Bouygues Telecom estime que l’opération serait fortement génératrice de synergies, de l’ordre de 1 milliard d’euros par an en EBITDAaL-Capex. Le groupe anticipe qu’environ 70 % des synergies nettes annualisées seraient atteintes en 2032, avec un plein effet attendu en 2034. Les coûts d’intégration pour Bouygues Telecom sont estimés entre 3,5 et 4 milliards d’euros au global, dont environ 1,7 milliard d’euros lié au périmètre spécifiquement repris par l’opérateur.