Drone Volt obtient une ligne obligataire de 6 M€, avec un risque de dilution en cas de défaut
Le constructeur de drones civils professionnels a signé le 5 novembre 2026, avec le fonds Multi Strategies SICAV-RAIF, un contrat d'émission d'obligations simples, dont une première tranche de 300 000 euros a été souscrite le jour même.
Présenté par la société comme « non dilutif », le dispositif prévoit toutefois une augmentation de capital réservée au fonds en cas de défaut.
Un financement destiné au cycle d'exploitation
Selon le communiqué, ce financement doit notamment permettre à Drone Volt de financer son cycle d'exploitation, dans un contexte de demande croissante pour les activités que la société présente comme « à forte marge ». L'activité Drone Volt Factory, Services & Academy a progressé de 26 % sur les neuf premiers mois de l'exercice 2026.
La société indique que cette trajectoire « devrait encore s'accélérer dans les prochains mois », en citant notamment la commande de Sol.One, qui porte sur un minimum de 10 millions d'euros par an pendant cinq années consécutives.
Marc Courcelle, directeur général de Drone Volt, a déclaré : « Nous faisons le choix de renforcer le financement de notre cycle d'exploitation. Nous disposons désormais des marges de manœuvre suffisantes pour répondre sereinement à la forte croissance de la demande pour nos solutions et services. »
Remboursement sur deux ans, augmentation de capital en cas de défaut
Chaque obligation, d'une valeur nominale de 10 000 euros, arrive à échéance 24 mois après son émission et s'amortit en cinquante-deux échéances égales, versées toutes les deux semaines. Les titres peuvent être souscrits du 30 octobre 2026 au 29 octobre 2027 et portent un intérêt annuel de 8 %, payable avec chaque échéance.
Un moratoire s'applique jusqu'au 10 décembre 2026 sur le remboursement du principal comme sur le paiement des intérêts : les échéances non versées seront réparties sur les suivantes et les intérêts seront capitalisés. Le remboursement est prévu en numéraire.
En cas de défaut prévu au contrat, notamment un défaut de paiement, le principal restant dû devient immédiatement exigible.
Le fonds peut alors exiger une augmentation de capital dont il serait le seul souscripteur, par compensation avec sa créance, à un prix égal à la moyenne des cours moyens pondérés de trois séances choisies parmi les vingt précédentes, diminuée de 15 %.
À titre d'illustration, une augmentation de capital portant sur l'intégralité du principal des 600 obligations, à 0,17612 euro par action, entraînerait l'émission de 34 067 681 actions nouvelles. Un actionnaire détenant 1 % du capital passerait à 0,73 %, et la quote-part des capitaux propres par action au 30 juin 2026 reculerait de 0,33 à 0,30 euro.