Energy Solar Tech : chiffre d'affaires en recul de 41 % au premier semestre, perte nette de 0,44 M€
Energy Solar Tech a publié le 30 octobre 2026 ses comptes consolidés du premier semestre 2026. L'EBITDA s'établit à 2,8 M€, contre 4,1 M€ un an plus tôt, et le groupe a enregistré une perte nette consolidée de 0,44 M€, contre un bénéfice de 0,58 M€ au premier semestre 2025.
La dette financière nette a dans le même temps été ramenée à 6,4 M€, contre 7,1 M€ fin 2025. Cette publication intervient après l'offre publique d'échange de Greening Group Global, qui a recueilli des acceptations portant sur 92,10 % du capital, et après la recomposition du conseil d'administration annoncée le 29 octobre 2026.
Le repli de l'ingénierie ramène le chiffre d'affaires à 25,3 M€
Le chiffre d'affaires consolidé du premier semestre 2026 ressort à 25,3 M€, contre 43,2 M€ un an plus tôt. Le mouvement se concentre sur la ligne ingénierie et ventes de projets, qui regroupe l'activité de Sarpel Ingeniería, dont les revenus sont passés de 36,7 M€ à 18,7 M€.
Les deux autres activités évoluent peu. L'externalisation énergétique et le conseil représentent 5,3 M€, contre 5,4 M€, tandis que la production d'électricité progresse de 1,1 M€ à 1,3 M€. Hors d'Espagne, les autres pays contribuent pour 3,9 M€ en 2026, contre 0,13 M€ en 2025.
L'EBITDA atteint 2,8 M€, contre 4,1 M€ au premier semestre 2025, et 3,8 M€ en données ajustées selon la société. Rapportée au chiffre d'affaires, la marge d'EBITDA s'établit à 10,9 %, contre 9,4 % un an plus tôt.
Après des dotations aux amortissements de 2,5 M€, le résultat d'exploitation ressort à une perte de 28 257 €, contre un bénéfice de 1,8 M€. Le résultat financier, négatif de 0,18 M€, intègre un gain de 0,31 M€ lié à la valorisation d'un contrat d'achat d'électricité.
Des approvisionnements en baisse plus marquée que les revenus
La progression de la marge accompagne une baisse des approvisionnements, passés de 31,1 M€ à 11,2 M€, dont la sous-traitance (3,9 M€ contre 15,0 M€). La variation des stocks de travaux en cours, liée en totalité à l'ingénierie, pèse en revanche pour 6,1 M€ sur le compte de résultat, contre 2,0 M€ un an plus tôt.
Selon la société, la période a été marquée par des prix de gros de l'électricité sensiblement inférieurs et par des limitations de production imposées par les contraintes du réseau. Ces facteurs ont pesé sur l'EBITDA, notamment dans la production et l'externalisation. Le prix moyen sur le marché espagnol (OMIE) a reculé de 21 %, à 49,34 €/MWh contre 62,40 €/MWh.
Le parc éolien de Valdelugo (18 MW) n'a par ailleurs pas pu injecter d'électricité sur le réseau pendant 13 jours en janvier, à la suite d'une panne survenue hors de ses installations, sur le câble de raccordement.
Côté trésorerie, le flux d'exploitation ressort positif à 0,55 M€, contre un flux négatif de 3,76 M€ un an plus tôt.
La variation du besoin en fonds de roulement a grevé la trésorerie à hauteur de 1,2 M€, contre 6,5 M€ au premier semestre 2025, la baisse des stocks ayant en partie compensé celle des dettes fournisseurs, passées de 12,9 M€ à 6,1 M€.
Une dette nette ramenée à 5,7 M€ fin septembre
Au 30 juin 2026, la dette financière brute s'élève à 13 M€, en baisse de 1 M€ par rapport à fin 2025, et la dette nette à 6,4 M€. Le ratio dette nette sur capitaux propres s'établit à 0,13, contre 0,15 fin 2025 et 0,19 fin juin 2025.
Les indicateurs préliminaires arrêtés au 30 septembre 2026 font état, sur les neuf premiers mois, d'un chiffre d'affaires de 35,9 M€ et d'un EBITDA de 4,8 M€, soit une marge de 13,5 %. À cette date, la dette brute atteint 10,9 M€ et la dette nette 5,7 M€.
Les comptes maintiennent un passif de 3 M€ lié à la demande des anciens propriétaires de Sarpel Ingeniería portant sur le rachat de 551 470 actions, une réclamation que la société et ses conseils jugent infondée. Le groupe a de son côté engagé contre ces vendeurs des réclamations pour un montant supérieur à 6 M€.
L'offre de Greening Group Global a recueilli des acceptations portant sur 24 821 734 actions, soit 92,10 % du capital, laissant 7,90 % des titres hors de l'opération. Selon le rapport de gestion, cette concentration de l'actionnariat pourrait réduire sensiblement la liquidité de l'action, qui cotait 2,09 € au 30 juin, contre 2,90 € fin 2025.