Gascogne : perte nette de 14,5 M€ au premier semestre 2026, plombée par l'activité Papier
Le premier semestre 2026 de Gascogne a suivi deux trajectoires opposées. Les activités Bois, Sacs et Flexible, qui représentent 77 % du chiffre d'affaires, ont porté leur EBITDA cumulé de 13,6 M€ à 16,1 M€ (holding incluse), soit une hausse de 18 %.
Dans le même temps, l'activité Papier a vu son EBITDA reculer de 12,7 M€ pour atteindre -15,0 M€, en raison d'un niveau de production faible sur ses machines les plus anciennes. Le groupe a consacré 50,0 M€ sur la période à la nouvelle machine à papier MAP7, et son endettement net a progressé de 53,1 M€.
EBITDA de 1,1 M€ et perte nette de 14,5 M€ au semestre
Le conseil d'administration de Gascogne, réuni le 28 octobre 2026 sous la présidence de Dominique Coutière, a arrêté les comptes du premier semestre. Le chiffre d'affaires s'est établi à 201,4 M€, en baisse de 3,2 %, et l'EBITDA est passé de 11,3 M€ à 1,1 M€.
Ce niveau d'EBITDA ne couvre pas les amortissements : le résultat opérationnel courant est devenu négatif, à -10,3 M€. Le résultat opérationnel ressort à -11,8 M€, contre -0,3 M€ au premier semestre 2025.
Le résultat financier est resté stable à -2,4 M€. Le résultat net de l'ensemble consolidé s'inscrit à -14,5 M€. Les comptes ont fait l'objet d'un examen limité des commissaires aux comptes.
Papier en recul, Sacs et Flexible améliorent leur EBITDA
L'activité Papier concentre l'essentiel du repli. Son chiffre d'affaires a baissé de 16 %, à 47,2 M€, sous l'effet d'une baisse des prix moyens de vente liée à un mix moins favorable et de l'arrêt des ventes d'électricité, qui représentaient 3,8 M€ au premier semestre 2025, soit 40 % de la baisse.
Son EBITDA, à -15,0 M€, a été pénalisé par l'arrêt réglementaire intervenu en mars et par les dysfonctionnements des trois plus anciennes machines à papier, dans la continuité de l'exercice 2025.
Les trois autres activités ont réalisé un chiffre d'affaires cumulé de 154,2 M€, en hausse de 3,2 %, grâce à une amélioration des prix moyens de vente à volumes globalement stables. L'activité Sacs a porté son EBITDA à 6,8 M€ (+2,1 M€), avec une contribution de l'ensemble des sites, de Mimizan et Nantes aux filiales grecque, allemande et tunisienne.
L'activité Flexible a fait progresser son EBITDA de 0,8 M€, à 8,8 M€, à activité quasi stable. L'activité Bois affiche un EBITDA de -0,4 M€, proche de l'équilibre, dans un contexte conjoncturel que le groupe décrit comme moins favorable.
MAP7 : 50,0 M€ investis, phases de mise en service prévues en 2027
Sur le plan financier, les flux opérationnels ressortent à -14 M€, sous l'effet d'un EBITDA de 1,1 M€ et d'une augmentation du besoin en fonds de roulement de 9,0 M€. Les flux d'investissement ont atteint 63,7 M€, dont 50,0 M€ pour la nouvelle machine à papier.
Ces besoins ont été couverts par des flux de financement de 93,3 M€ : 72,1 M€ de tirages sur les lignes de crédit, 25,0 M€ d'avances en compte courant de l'actionnaire Attis 2, et 3,1 M€ de remboursements d'emprunts. La trésorerie disponible s'élève à 52,8 M€, après une variation positive de 15,6 M€.
Pour le second semestre 2026, le groupe a indiqué évoluer dans un contexte comparable : l'activité Papier reste pénalisée par la vétusté de son outil, tandis que les activités Bois, Sacs et Flexible résistent au ralentissement conjoncturel.
La MAP7, installée à Mimizan, doit remplacer les équipements les plus anciens. Les prochaines étapes portent sur la tuyauterie, le bâtiment logistique et le raccordement électrique, puis sur les phases de mise en service prévues au premier semestre 2027, avant le démarrage industriel.
D'ici là, la hausse de 53,1 M€ de l'endettement net sur le semestre est directement liée à ce chantier.