Gecina : une réversion locative de 18 % tire les revenus du T1 2026
Gecina a enregistré au premier trimestre 2026 des revenus locatifs de 176 millions d'euros, en hausse de 2,3 % à périmètre constant, surperformant l'indexation française fixée à 1,3 %. Cette accélération repose sur une réversion locative robuste de 18 % en moyenne et une occupation solide de 93,5 %. Parallèlement, la société poursuit une stratégie disciplinée de cession d'actifs, avec 199 millions d'euros de ventes réalisées au premier trimestre à un rendement de 3,5 %, destinées à financer un pipeline de développement évalué à 265 millions d'euros.
Les revenus locatifs accélèrent, portés par les zones centrales et la réversion
Les revenus locatifs bruts atteignent 176 millions d'euros au 31 mars 2026, en retrait de 2,2 % à périmètre courant par rapport au T1 2025, mais en progression de 2,3 % à périmètre constant. Cette apparente contradiction s'explique par la rotation stratégique du portefeuille résidentiel : les cessions de résidences pour étudiants et d'actifs résidentiels matures (Sibuet, Py, Bel Air, Belvédère C) ont réduit les revenus de 7,3 millions d'euros, tandis que la croissance organique en a ajouté 3,6 millions. Sur les bureaux spécifiquement, la croissance organique atteint 1,5 % et sur le résidentiel 7,5 %. La réversion locative demeure particulièrement élevée à 18 % en moyenne, tirée par Paris Quartier Central Affaires et les zones environnantes où elle culmine à 28 %. Environ 23 000 m² ont été loués au T1 2026, générant 18 millions d'euros de loyers annuels sécurisés sur une maturité moyenne de sept ans, dont 90 % concentrés à Paris et Neuilly-sur-Seine. Une transaction de référence avec JLL sur 6 600 m² de l'immeuble Signature marque le lancement commercial des projets du pipeline de développement.
Une occupation résistante mais des marchés de transition en ralentissement
Le taux d'occupation financier moyen du groupe reste élevé à 93,5 %, surperformant les tendances de marché. Les bureaux affichent une occupation de 93,4 %, quasi stable comparée à la fin 2025, avec une surperformance marquée à Paris et Neuilly à 96,6 %. Le résidentiel bénéficie d'une forte hausse à 94,3 %, reflet du succès de la diversification de l'offre avec services et du déploiement du résidentiel opéré (meublés, appartements avec services). Cependant, une hausse temporaire de la vacance s'observe dans les marchés en transition comme la Boucle Sud, où les délais de prise de décision se sont allongés malgré un intérêt persistant pour les meilleurs produits. Plusieurs actifs font actuellement l'objet d'études de faisabilité en vue de leur reconversion : c'est le cas de Malakoff et Colombes, qui arrivent à maturité locative au premier semestre 2025.
Financer la croissance sans endettement supplémentaire via les cessions
Gecina poursuit une stratégie stricte d'allocation du capital. Le groupe a finalisé 199 millions d'euros de cessions au T1 2026 à un rendement de 3,5 %, portant principalement sur trois actifs résidentiels matures (Lourmel, Dumas, Bagnolet) ainsi que des ventes par lot. Cinquante millions d'euros de cessions supplémentaires sont sécurisées à un rendement de 2,2 %. Ces produits de cessions doivent financer 265 millions d'euros de travaux en 2026 sur quatre projets majeurs du pipeline en développement (Signature / Rocher-Vienne, Quarter, Les Arches du Carreau, Mirabeau), pour un rendement attendu à deux chiffres sur les capex investis. Le repositionnement de la Tour T1 s'ajoutera à ce pipeline, avec des travaux prévus avant l'été. Cette approche assure une croissance des flux de trésorerie futurs sécurisée sans endettement supplémentaire. Sur le volet extra-financier, Gecina a vu sa notation MSCI ESG relevée de AA à AAA, et a obtenu un score A au classement CDP. La guidance 2026 a été confirmée, avec un résultat récurrent net (part du groupe) attendu entre 6,70 et 6,75 euros par action.