Kering baisse de 0,38 % ce lundi 26 janvier, Jefferies abaisse son objectif à 290 euros
Kering a cédé 0,47 % ce lundi 26 janvier à 273,90 euros, après l'abaissement par Jefferies de son objectif de cours de 310 à 290 euros. Le titre prolonge sa baisse hebdomadaire de 5,13 %, dans un contexte d'exposition à la faillite de Saks Global et de recommandations prudentes des analystes.
Jefferies rabaisse sa cible, le titre recule de 1,82 % en séance
Jefferies a abaissé ce lundi son objectif de cours sur Kering de 310 à 290 euros, tout en maintenant sa recommandation à conserver. Cette révision, qui intervient dans une série d'ajustements sur le secteur du luxe, accompagne une baisse de 0,38 % du titre en séance. Le groupe se rapproche ainsi de son seuil de support à 269,65 euros, déjà testé le 20 janvier dernier lors d'un repli de 2,6 %. Le seuil de résistance se maintient à 317,40 euros, niveau non atteint depuis le 15 janvier.
Sur une semaine, la valeur enregistre une chute de 8,78 %, portant le repli trimestriel à 13,35 %. Le RSI à 35 indique une zone de faiblesse proche de la survente, sans pour autant signaler un rebond imminent. L'histogramme MACD négatif à -4,08 confirme une pression vendeuse persistante, tandis que le titre évolue nettement sous ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, établies respectivement à 299,78 euros et 243,63 euros. Cette configuration technique traduit une tendance baissière structurelle, bien que le titre affiche encore une progression de 12,22 % sur un an.
Exposition à Saks Global et recommandations prudentes
Le mouvement baissier s'inscrit dans un contexte de tensions multiples pour le groupe. Kering figure au deuxième rang des créanciers non garantis de Saks Global avec une créance de 60 millions de dollars, derrière Chanel à 136 millions de dollars, alors que le distributeur américain s'est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites le 14 janvier. Cette exposition vient s'ajouter aux difficultés opérationnelles de Gucci, marque phare du groupe, et à un endettement élevé.
Les analystes restent prudents : Bernstein a récemment ramené son objectif à 250 euros avec une opinion de sous-performance, tandis qu'Equita SIM vise 295 euros avec une recommandation de conserver. Seul RBC Capital affiche un objectif plus optimiste à 340 euros depuis le 7 janvier, avec une recommandation de performance de marché. La finalisation prévue au premier semestre 2026 de la cession de Kering Beauté à L'Oréal pour 4 milliards d'euros en numéraire devrait toutefois apporter une bouffée d'air financière au groupe, lui permettant de réduire son endettement et de recentrer ses activités sur la mode et la maroquinerie.