Kering recule de 2,68 % en séance, exposition à la faillite Saks Global
Kering a cédé 2,68 % en séance lundi, sous pression après sa position de deuxième créancier non garanti de Saks Global, en faillite depuis le 14 janvier, avec une exposition de 60 millions de dollars. Le titre poursuit sa correction hebdomadaire de 11,48 % et évolue sous sa moyenne mobile à 50 jours à 302,68 euros.
Un titre sous pression technique après une semaine de baisse
Kering a perdu 2,68 % en séance ce lundi, poursuivant un mouvement baissier entamé depuis le 12 janvier. Sur sept jours, le recul atteint 11,48 %, tandis que la performance trimestrielle affiche une contraction de 9,24 %. Le cours se situe désormais à 280,95 euros, sous sa moyenne mobile à 50 jours établie à 302,68 euros, signal d'une dynamique affaiblie à court terme. Le seuil de support à 286,50 euros, approché vendredi dernier à 287,90 euros, a été enfoncé durant la séance. La résistance technique reste à 317,40 euros, niveau non atteint depuis le 15 janvier.
Le RSI à 40 indique une zone neutre, éloignée des seuils de survente, tandis que l'histogramme MACD à -1,51 reflète une pression vendeuse persistante malgré une MACD line encore positive à 0,91. Les bandes de Bollinger encadrent le cours entre 292,38 euros en bas et 319,22 euros en haut, plaçant le titre proche de la borne inférieure et suggérant une volatilité accrue. Sur trois mois, la performance de -9,24 % contraste avec le gain annuel de 15,76 %, témoignant d'une divergence entre tendance longue et correction récente. Les volumes échangés restent limités avec 0,03 % du capital traité en séance.
Exposition à 60 millions de dollars dans la faillite Saks Global
Kering figure au deuxième rang des créanciers non garantis de Saks Global avec une créance d'environ 60 millions de dollars, derrière Chanel qui revendique 136 millions de dollars. Le distributeur américain, propriétaire de Saks Fifth Avenue, Neiman Marcus et Bergdorf Goodman, s'est placé sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites le 14 janvier. Saks Global a été confronté à un défaut de paiement d'intérêts de plus de 100 millions de dollars sur la dette liée à l'acquisition, déclenchant une réaction en chaîne qui a mené à cette procédure de redressement.
Cette exposition financière s'ajoute aux difficultés opérationnelles du groupe, dont la marque phare Gucci peine à retrouver sa trajectoire de croissance. En début de semaine dernière, Bernstein et Equita SIM avaient révisé leurs objectifs de cours à la hausse, respectivement à 250 et 295 euros, mais avec des recommandations prudentes. Bernstein maintient une opinion de sous-performance et anticipe pour 2026 un chiffre d'affaires en baisse de 2,3 % et un résultat opérationnel en repli de 11,1 %. RBC Capital affiche un objectif plus optimiste à 340 euros avec une recommandation de performance de marché, reflet des divergences d'analyse sur la capacité de redressement du groupe. La finalisation de la cession de Kering Beauté à L'Oréal, prévue au premier semestre 2026, devrait apporter 4 milliards d'euros en numéraire pour réduire l'endettement.