La Française de l'Énergie affiche un chiffre d'affaires en hausse de 15,4 % au premier semestre
Le producteur d'énergies bas carbone La Française de l'Énergie a enregistré un chiffre d'affaires de 14,1 millions d'euros au premier semestre 2026, en progression de 15,4 % par rapport à la même période de l'exercice précédent. Cette croissance s'explique notamment par l'augmentation des volumes de gaz produits et l'intégration d'Alltec en Norvège, selon le communiqué publié ce mardi.
Une activité gaz en forte progression, l'électricité en retrait
D'après le groupe, l'activité gaz a généré un chiffre d'affaires de 4,3 millions d'euros sur le semestre, en hausse de 36,6 %. Cette performance s'explique par le retour à un niveau normal de disponibilité du réseau NaTran et un arbitrage en faveur de l'injection gaz. Les volumes produits ont atteint 110 GWh sur la période. L'activité électricité a en revanche enregistré un chiffre d'affaires de 5,6 millions d'euros, en recul principalement sous l'effet de la normalisation des prix du marché de l'électricité et de travaux de maintenance programmés sur trois moteurs. Le groupe indique que 57 % de son portefeuille électricité en France seront désormais valorisés à prix fixe sous obligations d'achat avec la mise en place de nouvelles unités. En Norvège, La Française de l'Énergie a réalisé un chiffre d'affaires de 4,1 millions d'euros au travers de ses filiales Greenstat et Alltec.
Signature d'une convention pour l'exploitation de sites miniers supplémentaires
Le 8 janvier 2026, l'entreprise a signé une convention avec l'État français lui donnant accès à 18 sites miniers supplémentaires dans les Hauts-de-France, en complément des 4 sites déjà exploités. Selon le communiqué, le groupe prévoit le déploiement progressif de 22 unités de production d'électricité verte supplémentaires d'ici 2028, contre 15 actuellement, pour une capacité installée cible de 100 MW d'ici 2030. Quatre premières unités totalisant 6 MW sont en phase de mise en service immédiate, dont deux unités de 1,5 MW à Angres et deux unités à Rouvignies attendues début 2026. Ces unités bénéficieront de contrats d'achat d'électricité avec EDF OA sur 15 ans à 80 euros par MWh, offrant une visibilité sur les flux de trésorerie dès l'exercice 2026-2027, indique l'entreprise.
Poursuite des projets en Norvège et en Lorraine
En Norvège, la construction des premiers projets de production de gaz naturel renouvelable et de bio-CO2 progresse. Sur le site de Halsa, entièrement autorisé, les travaux de terrassement ont démarré pour accueillir une unité capable de produire 120 GWh de gaz naturel renouvelable, 14 200 tonnes par an de bio-CO2 liquide et 144 500 tonnes d'engrais biologique, précise le communiqué. Le site de production d'hydrogène vert de 20 MW à Agder avance également avec les travaux de génie civil et la construction des électrolyseurs. L'ensemble de ces projets devrait entrer progressivement en production à partir de l'exercice 2027. En Lorraine, dans le cadre du programme de recherche REGALOR II, le groupe a lancé en novembre le forage d'un puits profond pour évaluer la découverte d'hydrogène naturel dissous faite sur le site de Folschviller en 2023. Le forage a déjà atteint 2 500 mètres de profondeur et devrait atteindre 4 000 mètres courant février. Le groupe réitère ses objectifs 2030 de chiffre d'affaires annuel de plus de 175 millions d'euros et d'un EBITDA supérieur à 85 millions d'euros.