L'action ADP cède 7,14 % sur la semaine, pénalisée par un repli des cours
Aéroports de Paris a connu une semaine difficile, avec un recul de 7,14 % qui contraste nettement avec la stabilité affichée par les indices de référence. Le titre clôture à 109,30 euros vendredi, loin de ses niveaux d'avant-semaine. Malgré les résultats positifs du trafic annuel 2025, la pression baissière s'est maintenue sur l'action.
Le titre du groupe parisien a enregistré une baisse significative sur les sept derniers jours, bien plus prononcée que celle de ses pairs. Tandis que le CAC 40 gagnait 0,19 % et le SBF 120 progressait de 0,13 % sur la même période, ADP perdait 7,14 %. Cette divergence révèle une dynamique spécifique au titre, indépendante des mouvements généraux du marché. Sur un horizon annuel, en revanche, ADP limite les dégâts avec une performance positive de 1,96 %, malgré les turbulences récentes. Le volume d'échanges observé en fin de semaine montre une certaine liquidité, mais l'activité reste modérée. Avec un ratio cours-bénéfices de 25,72, le titre s'affiche à des niveaux jugés élevés par les analystes, une donnée qui pourrait justifier une certaine prudence des investisseurs.
Vendredi 15 janvier, Groupe ADP a dévoilé ses chiffres de trafic pour décembre et l'année 2025, affichant des progressions encourageantes. En décembre, le groupe a accueilli 29,4 millions de passagers, en hausse de 3 %, tandis que Paris Aéroport enregistrait 8,6 millions de voyageurs avec une croissance de 3,2 %. Sur l'ensemble de l'année 2025, le bilan s'avère solide : 379 millions de passagers ont transité par les aéroports du groupe, soit une augmentation de 4,2 %, avec 107 millions pour Paris Aéroport uniquement, progression de 3,4 %. Ces résultats témoignent d'une reprise soutenue du trafic aérien et devraient fournir une visibilité positive pour la publication des résultats annuels attendue après la séance du 18 février. Parallèlement, BMO Capital a ramené son objectif de prix de 30,8 euros à 28,8 euros, une révision baissière qui n'a pas aidé le sentiment de marché. Barclays maintient cependant une position constructive avec un objectif de 130 euros, mais a également abaissé sa cible.
Sur le plan technique, ADP montre des signes de faiblesse à court terme. Le titre évolue désormais sous sa moyenne mobile à 50 jours, fixée à 119,57 euros, tandis que sa moyenne à 200 jours se situe à 113,88 euros. L'indice de force relative, le RSI, affiche 43, suggérant un titre ni suracheté ni survendu, mais plutôt en tendance baissière progressive. Le MACD, indicateur de momentum, est négatif à -3,06, renforçant ce diagnostic de faiblesse. Les bandes de Bollinger, qui encadrent la volatilité, positionnent le cours vers le bas de la fourchette avec une limite inférieure à 104,76 euros et supérieure à 121,61 euros. Le niveau de support ressort à 109,30 euros, correspondant à la dernière clôture, tandis que la résistance se situe à 131,80 euros. La volatilité sur un mois s'élève à 14,09 %, traduisant une turbulence modérée sur l'action.