L'action ADP grimpe de près de 3 % et attaque la résistance des 115,70 €
Le gestionnaire aéroportuaire francilien signe une belle progression en fin de séance, dans un marché parisien bien orienté. Le rebond du titre le ramène au contact d'un seuil technique surveillé depuis plusieurs semaines, alors que la détente des cours du pétrole soulage l'ensemble du secteur du transport aérien.
Le titre attaque sa résistance des 115,70 € avec des moyennes mobiles favorables
L'action ADP gagne 2,76 % à 115,50 €, à un souffle de sa résistance identifiée à 115,70 €. Le titre repasse largement au-dessus de ses trois moyennes mobiles, avec un écart de près de 5 % sur la MM20 (110,09 €) et de 6 % sur la MM50 (108,79 €). La MM200, à 113,42 €, est également enfoncée, ce qui traduit une reprise de tendance après les hésitations du printemps. Le RSI à 58 reste dans une zone neutre, laissant de la marge avant tout signal de surachat.
Le mouvement s'inscrit dans un contexte sectoriel porteur : le Brent a reculé de près de 2 % autour de 70,7 dollars le baril, sur fond de normalisation des flux à travers le détroit d'Ormuz, ce qui allège la facture énergétique des acteurs du transport aérien. La séance replace ADP dans la première moitié du SBF 120, alors que l'indice progresse de 0,54 %. Le titre efface une partie du repli de 2,5 % subi mi-juin quand il avait buté sur sa moyenne mobile à 200 jours.
Une guidance 2026 ambitieuse et un contexte trafic aérien mitigé en toile de fond
Lors de la publication des résultats annuels 2025 (le 13 mars 2026), le groupe visait un EBITDA courant supérieur à 2 350 millions d'euros pour l'exercice 2026, avec un ratio Dette Nette / EBITDA inférieur ou égal à 3,7x et des capex autour de 1 450 millions d'euros. La politique de distribution reste calibrée à 60 % du résultat net part du groupe, avec un plancher de 3,00 € par action. Le trafic est attendu en croissance de 1,5 % à 2,5 % sur l'année. Les données ACI Europe publiées début juin donnent un aperçu contrasté : les passagers en Europe reculent de 0,7 % en avril, et la catégorie Major perd 3,5 %.
Paris-CDG est stable (+0,0 % en passagers), tandis que Skopje, exploité en concession, progresse de 31,1 %. Le refinancement obligataire de 600 millions d'euros bouclé le 10 juin, avec un coupon de 3,875 % sur neuf ans, sécurise par ailleurs la structure financière du groupe. Le prochain repère technique à suivre est le franchissement effectif de la résistance des 115,70 €.