L'action ADP recule de 2 % à l'ouverture, pénalisée par la flambée du pétrole
Le titre du groupe Aéroports de Paris cède 2,07 % en début de séance ce lundi, à 113,70 euros, alors que le CAC 40 évolue en repli de 0,95 % en séance. Cette correction intervient dans un contexte géopolitique tendu qui pèse sur l'ensemble des valeurs liées au transport et aux infrastructures.
Le blocus naval américain contre l'Iran fait peser un risque sur le secteur aéroportuaire
L'annonce, ce 13 avril, d'un blocus naval américain visant les ports iraniens, avec une menace explicite sur le détroit d'Ormuz, a provoqué une onde de choc sur les marchés. Le Brent a bondi au-dessus de 100 dollars le baril, en hausse de près de 8 %, un niveau qui alourdit mécaniquement les coûts opérationnels du transport aérien et pèse sur les perspectives du secteur aéroportuaire. ADP, dont l'activité dépend directement du volume de passagers internationaux, est exposé à tout risque de ralentissement du trafic aérien qu'engendrerait une escalade durable au Moyen-Orient.
Dans ce contexte, les valeurs de concessions et d'infrastructures de transport reculent également : Vinci perd 1,14 % et Ferrovial cède 1,57 % en séance. Le SBF 120, indice dans lequel ADP est coté, abandonne 0,94 %. L'ensemble du compartiment subit la montée de l'aversion au risque liée à cette crise géopolitique d'une ampleur inédite depuis plusieurs années.
Un titre proche de la borne haute de Bollinger avant une échéance clé
Sur le plan technique, le cours d'ADP se situait à la dernière clôture de vendredi à 116,10 euros, très proche de la borne supérieure des bandes de Bollinger fixée à 116,93 euros, ce qui plaçait le titre en zone de surachat potentiel. Le repli de ce lundi ramène le cours à 113,70 euros, soit un retour vers le milieu de la bande, dont la borne inférieure se situe à 96,60 euros. Le RSI, à 66, reste élevé sans toutefois signaler un excès, tandis que la moyenne mobile à 50 jours (111,32 euros) constitue un premier niveau de soutien à surveiller sous le cours actuel.
Par ailleurs, le calendrier financier du groupe réserve une échéance proche : la publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026 est attendue le 28 avril. Cette donnée permettra de mesurer la dynamique du trafic aéroportuaire parisien dans un environnement où la hausse du pétrole et les incertitudes géopolitiques pourraient influer sur les flux de passagers. L'assemblée générale est quant à elle programmée le 21 mai.