L'action AIR FRANCE-KLM repasse au-dessus de sa moyenne mobile 200 jours
Le titre de la compagnie franco-néerlandaise prolonge son redressement à la mi-journée, dans un marché parisien bien orienté. Le mouvement intervient alors que les cours du pétrole subissent un net repli, allégeant la pression sur les transporteurs aériens. La valeur évolue désormais nettement au-dessus de ses moyennes mobiles.
Le repli du Brent allège la pression sur les transporteurs aériens
L'action AIR FRANCE -KLM gagne 2,93 % à 11,4350 € en séance, dans un SBF 120 qui progresse de 0,92 %. Le Brent chute de 5,08 % à 94,52 dollars le baril, dans le sillage de pourparlers entre Washington et Téhéran qui ont atténué la prime de risque géopolitique. La détente sur le carburant joue à plein sur le secteur du transport aérien : Airbus avance de 2,54 % et ADP de 2,07 %.
Le titre prolonge ainsi la dynamique entamée la semaine dernière, avec un gain de 15,76 % sur sept jours. La hausse intervient également au lendemain du relèvement d'opinion de Morgan Stanley, qui est passé à « surpondérer » avec un objectif relevé à 11,50 €, soit un potentiel quasiment épuisé au cours actuel. Le rebond ne suffit toutefois pas à effacer le repli trimestriel : sur trois mois, la valeur cède encore 12,98 %.
Le titre franchit sa MM200 et bute désormais sur la résistance à 11,11 €
Le franchissement le plus significatif du jour est celui de la moyenne mobile à 200 jours, située à 11,15 €, que le cours dépasse désormais avec un écart de 2,56 %. L'écart avec la MM20 (9,96 €) atteint près de 15 %, traduisant l'ampleur du rallye sur la semaine. Le RSI à 67 approche la zone de surachat sans y entrer encore, cohérent avec la verticalité du mouvement.
Le cours évolue au-dessus de l'ancienne résistance à 11,11 €, devenue niveau de référence pour valider la poursuite du rebond. Selon les déclarations consultées, quatre fonds cumulent 2,96 % du capital vendu à découvert, en hausse de 0,80 point en un mois. Cette progression mérite d'être suivie sans être surinterprétée : elle reflète un positionnement baissier persistant chez certains institutionnels, sans traduire une défiance massive. Sur la base du bénéfice par action attendu, l'action se paie environ 3,4 fois les bénéfices de l'exercice en cours selon le consensus des analystes recensés. Prochaine échéance au calendrier : l'assemblée générale du 3 juin.