L'action Alstom casse son support à 23 € et touche un plus bas de plusieurs semaines
Le titre du constructeur ferroviaire cède près de 3 % en séance ce lundi 13 avril, dans un contexte de repli généralisé du CAC 40. Alstom s'échange autour de 22,49 €, soit son plus bas niveau depuis plusieurs semaines, après avoir déjà perdu plus de 7 % sur les sept derniers jours.
Un cours qui enfonce une zone technique sensible
En séance, Alstom recule de 2,85 % par rapport à la dernière clôture de vendredi (23,15 €), portant le repli à près de 12 % sur trois mois. Le titre évolue désormais sous la borne inférieure des bandes de Bollinger, fixée à 22,61 €, ce qui constitue un signal de survente potentiel : le cours se situe à environ 5 % sous la médiane de cet indicateur. Par ailleurs, la moyenne mobile à 50 jours (26,17 €) reste nettement au-dessus du cours actuel, traduisant une tendance baissière prononcée sur le moyen terme. Le RSI, à 43, n'est pas encore en zone de survente franche mais confirme un momentum négatif.
Le support technique identifié à 23,00 € a été franchi à la baisse en séance, un seuil qui avait jusque-là contenu les dégagements des dernières semaines. Ce franchissement s'inscrit dans une séquence de repli régulier, le titre ayant perdu sa dynamique haussière observée sur un an (performance de +21,63 % sur douze mois). Le prochain rendez-vous financier, la publication des résultats annuels 2025/2026 prévue le 13 mai, pourrait constituer un catalyseur déterminant pour la trajectoire du titre.
Un environnement de marché sous pression géopolitique
Le recul d'Alstom intervient dans une séance difficile pour la cote parisienne. Le CAC 40 cède 0,87 % en séance, à 8 188 points, tandis que le SBF 120 affiche un repli identique. Parmi les valeurs industrielles comparables, Airbus perd 1,71 % et Schneider Electric abandonne 0,54 %.
Ce repli généralisé des indices européens s'explique en partie par les tensions géopolitiques majeures apparues ce lundi. L'annonce d'un blocus naval américain contre l'Iran, ciblant les navires transitant par le détroit d'Ormuz, a provoqué une envolée du Brent au-dessus de 100 dollars le baril. Cette flambée du pétrole pèse sur la visibilité économique globale et accentue la pression vendeuse sur les marchés actions européens. Si Alstom n'est pas directement exposé au secteur énergétique, le groupe ferroviaire subit néanmoins le mouvement de repli qui touche l'ensemble des valeurs industrielles cotées à Paris ce lundi.