L'action Alstom recule de 2 %
Le constructeur ferroviaire recule à la clôture d'une séance pourtant bien orientée pour l'ensemble de la cote parisienne. Le titre a d'abord poussé au-dessus de sa résistance en cours de journée avant de refluer, dans un contexte alourdi par la notification de griefs de l'Autorité des marchés financiers.
Un franchissement de résistance à 16,39 € vite effacé en cours de séance
L'action Alstom perd 2,23 % à 16,02 €, alors que le CAC 40 gagne près de 1 % et que le SBF 120 progresse de 0,82 %. Le titre a pourtant inscrit un plus haut à 16,45 € en séance, franchissant sa résistance à 16,39 €, avant de refluer sous ce seuil pour clôturer plus bas. Le mouvement laisse le cours 1,1 % au-dessus de la MM20 à 15,85 €, mais toujours 1 % sous la MM50 à 16,18 € et surtout 26 % sous la MM200 à 21,66 €, illustration d'une tendance de fond restée dégradée avec un recul de 23,4 % sur un an.
Le RSI à 60 reste neutre, sans signal d'excès. Sur la séance, le repli intervient après la publication d'un communiqué dans lequel la société indique contester une notification de griefs de l'AMF portant sur son information financière depuis 2021/22. Le groupe a par ailleurs annoncé la livraison du premier des 100 tramways de classe G à Melbourne, jalon initial d'un contrat de 700 millions d'euros décroché en 2022.
Un short cumulé porté à 5,91 % du capital et un consensus à 9,8 fois les bénéfices
Selon les déclarations recensées, les positions courtes nettes cumulées atteignent 5,91 % du capital, réparties entre sept fonds, en hausse de 1,54 point sur trente jours (contre 4,37 % il y a un mois). Ce niveau, désormais élevé, traduit une pression baissière persistante d'investisseurs institutionnels positionnés contre la valeur ou en couverture d'exposition, sans qu'il faille pour autant y voir un signal isolé : la progression est nette mais n'a rien d'un mouvement d'accélération brutale. Cet arrière-plan pèse sur la lecture d'une séance où les nouvelles industrielles récentes étaient plutôt favorables, entre le contrat Nofit en Israël finalisé pour environ 750 M€ et la commande de locomotives de 800 M€ annoncée début juillet.
Sur le terrain de la valorisation, l'action se paie environ 9,8 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours et 7,9 fois ceux de l'exercice suivant selon le consensus des analystes recensés. Le prochain repère opérationnel restera à chercher du côté de l'exécution des grands contrats engrangés, après un premier trimestre 2026/27 marqué par un chiffre d'affaires en hausse de 4,9 % mais des prises de commandes en repli de 37 %.