L'action Amundi lâche 2,5 % après une coupe d'objectif d'UBS à 84 euros
Le titre du gestionnaire d'actifs recule nettement ce jeudi, dans un marché parisien plombé par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Amundi cède 2,5 % à 73,95 euros en séance, tandis que le CAC 40 abandonne 1,25 % au même moment. La journée est également marquée par une révision de valorisation de la part d'UBS.
UBS maintient sa recommandation d'achat mais réduit sa cible de prix
Dans une note publiée ce jeudi 2 avril, UBS a revu à la baisse son objectif de cours sur Amundi, le ramenant de 88 à 84 euros, tout en conservant sa recommandation à l'achat. Au cours actuel de 73,95 euros, cet objectif révisé représente encore un potentiel d'appréciation d'environ 13,6 %. Cette décision intervient à moins d'un mois de la publication des résultats du premier trimestre 2026, attendue le 29 avril, un rendez-vous qui permettra d'évaluer la dynamique de collecte et les marges du premier gestionnaire d'actifs européen.
L'ajustement de la cible de prix par la banque suisse intervient dans un environnement de marché particulièrement incertain. L'escalade des tensions entre Washington et Téhéran alimente une volatilité persistante sur l'ensemble des places financières. Le SBF 120, indice de référence auquel appartient Amundi, cède 1,26 % en séance. Parmi les valeurs financières comparables, BNP Paribas subit un recul encore plus marqué, à -3,60 %, tandis qu'AXA limite son repli à -0,22 %.
Le titre repasse sous sa moyenne mobile à 50 jours, un signal technique à surveiller
Sur le plan graphique, le repli du jour fait repasser le cours d'Amundi sous sa moyenne mobile à 50 jours, située à 75,96 euros. Ce franchissement à la baisse constitue un signal de fragilité technique à court terme, d'autant que le titre se rapproche désormais de sa moyenne mobile à 20 jours (73,81 euros), qui fait office de prochain point d'appui. Le seuil de support identifié se situe à 71,60 euros, niveau qui n'a pas été testé récemment.
Le RSI (indice de force relative), à 57, reste en zone neutre et ne signale pas de situation de survente, laissant de la marge pour une poursuite du repli sans excès technique. Sur trois mois, le titre conserve malgré tout une performance positive de 4,75 %, portée par une dynamique haussière amorcée en début d'année, et reste nettement au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours (69,58 euros). L'assemblée générale prévue le 2 juin et la mise en paiement du dividende fixée au 11 juin constitueront les prochains jalons de calendrier pour les actionnaires.