L'action ArcelorMittal bondit de 6,36 % malgré une dégradation choc de JP Morgan
Le titre ArcelorMittal SA s'inscrit en nette hausse ce mardi à la mi-journée, progressant de 6,36 % à 48,97 euros, dans un contexte de rebond général des marchés européens. Ce sursaut intervient après une semaine marquée par un recul de plus de 10 % du cours. La dynamique du jour est toutefois assombrie par un abaissement significatif de recommandation de la part de JP Morgan, publié la veille.
JP Morgan passe à contre-courant avec une dégradation marquée
Alors que le titre ArcelorMittal SA rebondit vigoureusement en séance, la banque américaine JP Morgan a révisé son avis sur la valeur le 9 mars, passant d'une recommandation « surpondérer » à « sous-pondérer ». L'objectif de cours a été ramené de 53,50 euros à 40,00 euros, soit un potentiel de baisse d'environ 18 % par rapport au cours actuel de 48,97 euros. Ce virage à 180 degrés constitue un signal notable pour les investisseurs suivant la valeur sidérurgique. Malgré cette dégradation, le titre affiche une performance remarquable sur un an, avec un gain de plus de 60 %, et progresse de près de 31 % sur les trois derniers mois. Les résultats du premier trimestre 2026, attendus le 30 avril prochain, fourniront un nouvel éclairage sur la trajectoire du groupe luxembourgeois.
Un rebond technique dans un environnement européen porteur
La hausse du jour s'inscrit dans un mouvement de reprise sur les places européennes : le CAC 40 gagne 2,31 % en séance à 8 098,45 points, tandis que le DAX progresse de 2,22 % à 23 929,28 points. En Asie, le Nikkei 225 a terminé la journée sur un bond de 2,88 %, à la clôture du jour.
Sur le plan technique, le titre ArcelorMittal évolue actuellement au-dessus de sa moyenne mobile à 50 jours, située à 47,31 euros, après l'avoir brièvement testée lors de la correction récente. Le RSI, à 34, traduit une zone proche de la survente, ce qui peut expliquer en partie l'ampleur du rebond observé ce mardi. Le support identifié à 45,61 euros a servi de plancher lors du repli de la semaine passée, tandis que la résistance se situe nettement plus haut, à 56,92 euros. Le contexte reste marqué par une volatilité élevée, comme en témoigne un VIX mesuré à 29,49 lors de sa dernière clôture du 6 mars, en hausse de plus de 24 % par rapport à la séance précédente.