L'action ArcelorMittal cède 3,28 % après une dégradation de Santander
Le titre du sidérurgiste luxembourgeois subit une correction marquée ce vendredi, cédant 3,28 % à 50,08 euros dans un contexte de marché européen sous pression. La dégradation récente de la recommandation de Grupo Santander et la flambée des cours du pétrole pèsent sur la dynamique du groupe, à quelques jours de la publication de ses résultats trimestriels.
Dégradation d'analyste et tensions énergétiques : un double frein pour le titre
Le recul de l'action ArcelorMittal SA intervient deux jours après la décision de Grupo Santander d'abaisser sa recommandation de « surperformance » à « neutre », tout en réduisant son objectif de cours de 55,00 à 52,70 euros. Un signal de prudence qui ramène la cible à peine au-dessus du cours actuel, soit un potentiel limité à environ 5 %.
Par ailleurs, la forte hausse des prix de l'énergie constitue un facteur défavorable pour le secteur sidérurgique, gros consommateur d'électricité et de gaz. Le Brent, qui a franchi le seuil de 106 dollars le baril sous l'effet des tensions militaires dans le détroit d'Ormuz, alourdit la facture énergétique des industriels. Ce renchérissement agit comme un surcoût de production pour les aciéries, dans un environnement où les craintes inflationnistes pourraient retarder l'assouplissement monétaire des banques centrales.
Le CAC 40 recule de 1,05 % en séance, tandis que le SBF 120 lâche 1,00 %, illustrant un repli généralisé des valeurs cycliques. Sur le plan fondamental, ArcelorMittal a publié le 23 avril son rapport de développement durable 2025, faisant état d'une réduction de 47,7 % de ses émissions absolues de CO₂ et d'une amélioration de ses indicateurs de sécurité, sans que cette communication n'ait suffi à soutenir le cours.
Un RSI en zone basse à l'approche des résultats du premier trimestre
Sur le plan technique, le RSI (indice de force relative) s'établit à 34, soit un niveau proche de la zone de survente fixée conventionnellement à 30, ce qui traduit une pression vendeuse soutenue à court terme. La moyenne mobile à 50 jours, positionnée à 48,39 euros, reste inférieure au cours actuel, mais l'écart se resserre nettement après le repli du jour, signalant un affaiblissement de la tendance haussière de moyen terme.
Malgré cette correction, la performance annuelle du titre demeure remarquable, avec un bond de 96,62 % sur douze mois et un gain de 8,94 % sur trois mois. Le prochain catalyseur identifié est la publication des résultats du premier trimestre 2026, prévue le 30 avril. Ce rendez-vous sera déterminant pour évaluer l'impact des coûts énergétiques et de la conjoncture sidérurgique mondiale sur les marges du groupe. La résistance technique majeure se situe à 56,92 euros, soit un niveau éloigné de plus de 13 % du cours actuel, tandis que le support s'établit à 42,01 euros.