L'action ArcelorMittal cède 1,8 % mais garde +125 % sur un an
Le sidérurgiste luxembourgeois cède du terrain ce mercredi, dans un marché parisien globalement orienté à la baisse. Malgré ce repli, le bilan récent du titre reste nettement positif, porté par une dynamique haussière entamée depuis plusieurs mois.
Un repli contenu qui n'entame pas la solide progression trimestrielle du titre
ArcelorMittal perd 1,82 % en séance à 65,66 €, dans le sillage d'un CAC 40 qui cède lui aussi 1,82 % à la même heure. Le titre se situe dans la partie médiane de l'indice parisien, loin des plus fortes baisses du jour. Ce recul s'inscrit dans un contexte de marché tendu, avec un VIX qui progresse à 16,5 après avoir clôturé à 15,3 la veille, signalant une légère montée des incertitudes.
La correction reste toutefois relative au regard du parcours récent : le titre affiche un gain de 3,01 % sur la semaine et de 11,78 % sur le trimestre, ce qui place ArcelorMittal parmi les valeurs les plus portées de l'année sur l'indice. Sur un an, la progression atteint 125,5 %, un mouvement exceptionnel qui reste le fait marquant du dossier. Lors de la publication des résultats du T1 2026 (le 30 avril 2026), le groupe avait maintenu inchangée sa guidance annuelle, tablant sur une croissance de la production et des expéditions dans toutes les régions, avec un objectif de free cash flow positif préservé.
Des moyennes mobiles solidement tenues malgré la pression du jour
Graphiquement, le titre reste bien ancré au-dessus de ses moyennes mobiles. Il cote à 65,66 €, soit 2,67 % au-dessus de la MM20 à 63,95 € et 8,12 % au-dessus de la MM50 à 60,73 €. Ces deux références constituent un socle solide sous le cours actuel, qui se tient également très largement au-dessus de la MM200 à 51,50 €.
Le RSI à 66 s'approche de la zone de surachat sans y pénétrer franchement, cohérent avec une dynamique haussière qui marque une pause sans signal d'essoufflement majeur. La résistance à 67,54 € reste proche : le titre avait touché un sommet à cinq ans à 68,42 € début septembre, avant de refluer. Ce niveau constitue désormais la prochaine référence technique à franchir pour renouer avec les sommets pluriannuels récemment inscrits.