L'action ArcelorMittal cède près de 7 % sur la semaine
Le sidérurgiste luxembourgeois cède du terrain ce lundi, dans une séance marquée par une volatilité accrue sur les marchés mondiaux. Le repli s'inscrit dans une semaine déjà difficile pour le titre, qui perd près de 7 % sur sept jours.
Un repli hebdomadaire de près de 7 % qui ramène le titre sous sa MM20
ArcelorMittal cède 2,67 % à 62,64 € en séance, après une clôture vendredi à 64,36 €. Ce mouvement porte la perte hebdomadaire à 6,84 %, effaçant une large partie du terrain gagné sur le trimestre (+3,37 % sur trois mois). Le titre est passé en dessous de sa moyenne mobile à 20 jours (64,12 €), avec un écart de -2,31 %, ce qui traduit une dégradation de la dynamique de court terme.
La MM50 à 61,44 € continue en revanche de soutenir le cours par en dessous, le titre restant au-dessus de cette référence de moyen terme (+1,95 %). Le support à 60,74 € constitue le prochain niveau à surveiller en cas d'accélération baissière, tandis que la résistance à 67,54 € reste encore loin. Le RSI à 52 ne signale ni survente ni surachat, laissant la configuration dans une zone neutre malgré l'ampleur du repli hebdomadaire.
Un contexte de marché sous haute tension monétaire et énergétique ce lundi
La séance du 14 septembre s'inscrit dans un environnement particulièrement agité : le CAC 40 cède 0,83 % en séance, tandis que le VIX bondit de 14,33 % à 18,11, signalant une montée notable de l'aversion au risque. Cette semaine concentre les réunions de la Fed (mercredi), de la Banque d'Angleterre (jeudi) et de la Banque du Japon (vendredi), alors que l'inflation américaine ressort à 3,4 % sur un an en août, renforçant les anticipations d'une hausse de taux supplémentaire. Le choc pétrolier ajoute une pression supplémentaire au contexte général : le Brent atteint 107,55 $ le baril ce lundi, en hausse de 2,81 % en séance, sous l'effet de nouvelles attaques houthis contre des infrastructures saoudiennes et de tensions persistantes autour du détroit d'Ormuz.
Pour un groupe sidérurgique comme ArcelorMittal, dont les coûts énergétiques et les conditions financières mondiales pèsent directement sur les marges, cette conjonction de signaux macroéconomiques défavorables alimente la prudence des opérateurs. Lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 (le 30 juillet), le groupe affichait une trajectoire bénéficiaire confiante à moyen terme. Sur un an, le titre garde néanmoins un gain de 111,7 %, témoignant de la vigueur de la dynamique engagée depuis plusieurs trimestres, et la MM200 à 51,93 € reste très largement en dessous du cours actuel, avec un écart de plus de 20 %.