L'action ArcelorMittal décroche de 4% : le pétrole à 106 $ plombe le secteur
ArcelorMittal SA accuse un net recul ce jeudi à la mi-journée, perdant 4,1 % à 44,20 euros, dans un marché parisien lui aussi orienté à la baisse. Le titre du sidérurgiste luxembourgeois signe sa plus forte baisse journalière depuis plusieurs semaines, effaçant une partie des gains accumulés ces trois derniers mois. Le CAC 40 cède de son côté 0,99 % en séance, tandis que le SBF 120 recule de 1,01 %.
Le titre sous pression technique, à proximité du support des 42 euros
En reculant à 44,20 euros, ArcelorMittal SA s'éloigne nettement de ses moyennes mobiles à 20 et 50 jours, respectivement situées à 49,58 et 48,39 euros. Ce décrochage confirme une dynamique baissière enclenchée depuis plusieurs séances, le titre ayant déjà cédé 3,05 % sur les sept derniers jours. Le cours se rapproche désormais du seuil de support identifié à 42,01 euros, un niveau qui pourrait constituer un point d'appui technique si la pression vendeuse se poursuit.
Le RSI, indicateur mesurant la vitesse et l'ampleur des variations de cours, ressort à 34, soit à proximité immédiate de la zone de survente généralement fixée sous 30. Ce niveau traduit un repli rapide du titre qui, malgré tout, conserve une performance appréciable sur trois mois (+15,04 %) et sur un an (+49,93 %). La moyenne mobile à 200 jours, à 35,88 euros, reste nettement en dessous du cours actuel, ce qui relativise l'ampleur du recul récent au regard de la tendance longue.
Un repli marqué dans un contexte de tensions géopolitiques et de volatilité accrue
La baisse prononcée d'ArcelorMittal intervient dans un environnement de marché tendu. Le VIX, indice de volatilité implicite du S&P 500, s'affichait à 26,95 lors de sa dernière lecture du 24 mars, en hausse de 3,06 %, signalant un niveau de tension élevé sur les places financières. La flambée du pétrole, le Brent atteignant 106 dollars le baril ce 26 mars sous l'effet de l'escalade verbale entre Washington et Téhéran, pèse sur les coûts énergétiques du secteur sidérurgique, dont ArcelorMittal est l'un des principaux acteurs mondiaux. L'énergie représente en effet un poste majeur dans les charges de production d'acier.
D'autres valeurs industrielles européennes subissent également des dégagements en cette séance : Schneider Electric recule de 2,42 % et Airbus cède 2,53 %. Le prochain rendez-vous financier pour le groupe dirigé depuis Luxembourg est fixé au 30 avril 2026, date de publication des résultats du premier trimestre. D'ici là, l'évolution des tensions au Moyen-Orient et leur impact sur les prix de l'énergie resteront des paramètres déterminants pour le secteur dans son ensemble.