L'action ArcelorMittal décroche de près de 12 % en une semaine à 42,94 euros
ArcelorMittal accuse un net repli ce jeudi matin, abandonnant 5,81 % à 42,94 euros dans les premières heures de cotation. Le titre du sidérurgiste luxembourgeois creuse ainsi ses pertes hebdomadaires, qui atteignent désormais près de 12 %. Ce décrochage s'inscrit dans un contexte de faiblesse généralisée sur les marchés européens, le CAC 40 cédant 1,64 % en séance.
Un titre en zone de survente qui enfonce un support clé
Le cours d'ArcelorMittal évolue désormais nettement sous son seuil de support identifié à 44,73 euros, un niveau qui constituait jusqu'ici un plancher technique. Cette rupture est d'autant plus significative que le titre se situe en dessous de la bande inférieure de Bollinger (42,14 euros), signe d'une extension baissière inhabituelle. Le RSI, à 29, place l'action en zone de survente, ce qui traduit une pression vendeuse intense sur les dernières séances.
La dynamique à court terme reste clairement orientée à la baisse : le cours s'éloigne fortement de sa moyenne mobile à 50 jours, établie à 48,33 euros, soit un écart de plus de 11 %. La moyenne mobile à 20 jours, à 50,81 euros, confirme l'ampleur du décrochage récent. Malgré ce recul prononcé, la performance sur un an demeure largement positive, à 43,8 %, et le titre se maintient au-dessus de sa moyenne mobile à 200 jours (35,72 euros), ce qui relativise la correction en cours sur un horizon plus long.
Un environnement boursier européen défavorable en cette matinée
Le repli d'ArcelorMittal intervient dans un contexte de recul généralisé des grandes valeurs européennes. En séance, le CAC 40 perd 1,64 % à 7 838,95 points, tandis que le SBF 120 cède 1,65 % à 5 937,87 points. Des valeurs industrielles de premier plan comme Schneider Electric (-3,00 %) et Airbus (-2,81 %) subissent également des dégagements notables ce matin.
La prochaine échéance à surveiller pour ArcelorMittal est la publication des résultats du premier trimestre 2026, prévue le 30 avril. Ce rendez-vous pourrait fournir de nouveaux éléments d'appréciation sur la trajectoire opérationnelle du groupe, dans un exercice marqué jusqu'ici par une forte volatilité du titre — la volatilité à un mois ressort à 16,53 %. Sur trois mois, le cours affiche encore un gain de 10,93 %, ce qui témoigne de l'amplitude des oscillations enregistrées depuis le début de l'année.