L'action ArcelorMittal recule de 2,61 % ce lundi, pénalisée par le blocus naval contre l'Iran
ArcelorMittal recule nettement ce lundi matin à la Bourse de Paris, dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. Le titre du sidérurgiste s'inscrit à 50,68 euros, en repli de 2,61 % par rapport à la dernière clôture de vendredi. Ce mouvement intervient alors que le CAC 40 cède 0,93 % en séance, dans un environnement de marché plombé par l'annonce d'un blocus naval américain contre l'Iran.
Le blocus du détroit d'Ormuz ravive les craintes sur les coûts industriels
Le repli de ArcelorMittal SA ce lundi s'inscrit dans un mouvement de correction plus large qui touche les valeurs industrielles européennes. L'annonce, ce 13 avril, d'un blocus naval américain ciblant l'Iran et menaçant de perturber le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a provoqué une envolée du Brent au-dessus de 100 dollars le baril. Pour un groupe sidérurgique de cette envergure, dont les coûts énergétiques représentent un poste majeur, la perspective d'un pétrole durablement élevé constitue un facteur de pression directe sur les marges opérationnelles.
Ce contexte pèse d'autant plus que le titre affichait encore une progression de près de 11 % sur les sept derniers jours et de plus de 23 % sur trois mois, portant sa performance annuelle à près de 120 %. La correction du jour intervient donc après une séquence haussière significative. Le prochain rendez-vous avec les marchés est fixé au 30 avril, date de la publication des résultats du premier trimestre 2026, qui fourniront un éclairage sur l'impact éventuel des dernières évolutions macroéconomiques.
Des signaux techniques qui appellent à la vigilance
Sur le plan de l'analyse technique, le RSI (indice de force relative) d'ArcelorMittal s'établit à 34, un niveau proche de la zone de survente fixée conventionnellement à 30. Cet indicateur, qui mesure la dynamique de prix sur une période donnée, reflète l'ampleur de la pression vendeuse observée ces dernières séances malgré la tendance haussière de fond.
Par ailleurs, le cours actuel de 50,68 euros se situe au-dessus de la moyenne mobile à 50 jours (48,39 euros) et nettement au-dessus de celle à 200 jours (35,88 euros), ce qui traduit une tendance de moyen et long terme toujours orientée à la hausse. Le support technique le plus pertinent se situe à 42,01 euros, soit un niveau éloigné du cours actuel, tandis que la résistance identifiée à 56,92 euros constitue le prochain seuil à franchir en cas de reprise. Les investisseurs surveilleront l'évolution de la situation géopolitique et ses répercussions sur les prix de l'énergie avant la publication trimestrielle de fin avril.