L'action Arkema perd 2,2 % : le Brent à 108 dollars pèse sur les chimistes
Le titre du chimiste de spécialités abandonne 2,2 % ce jeudi, dans un marché parisien fragilisé par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Arkema évolue à 57,75 euros, effaçant une partie du rebond accumulé sur les sept derniers jours (+4,4 %).
Un repli inscrit dans un contexte de marché dégradé
En séance, le CAC 40 recule de 1,25 % à 7 881 points, entraînant dans son sillage la plupart des valeurs industrielles. Le SBF 120 cède 1,26 % sur la même période. L'escalade des tensions entre Washington et Téhéran, après le démenti par l'Iran de toute demande de cessez-le-feu et la promesse américaine de poursuivre les frappes pendant plusieurs semaines, pèse lourdement sur la cote. Le baril de Brent a bondi d'environ 6 % en 24 heures pour atteindre 108 dollars, un renchérissement qui affecte directement les coûts de production des groupes chimiques, gros consommateurs d'énergie et de dérivés pétroliers. Arkema, dont l'activité repose sur la transformation de matières premières issues de la pétrochimie, n'échappe pas à cette pression. D'autres valeurs industrielles cotées à Paris connaissent un recul encore plus prononcé : Schneider Electric cède 4,33 % et Airbus abandonne 2,79 %.
Sur un an, le titre affiche un repli de 19,06 %, même si la dynamique à trois mois reste positive (+10,74 %), témoignant d'un mouvement de rattrapage entamé en début d'année.
Des signaux techniques encore favorables malgré la correction du jour
Malgré le recul de ce jeudi, la configuration technique d'Arkema conserve certains points d'appui. Le cours de 57,75 euros reste positionné au-dessus de la moyenne mobile à 50 jours (56,60 euros) et de celle à 200 jours (56,24 euros), un alignement qui traduit la persistance de la tendance haussière de court et moyen terme. Le RSI, à 60, se situe en zone neutre-haute, sans signal de surchauffe ni d'excès vendeur.
La résistance la plus proche se situe à 61,95 euros, soit un niveau que le titre n'a pas encore réussi à franchir lors de son rebond récent. En cas de poursuite de la correction, le support identifié à 50,50 euros constituerait un plancher technique significatif, situé environ 12,5 % sous le cours actuel.
Au calendrier, la prochaine échéance susceptible de fournir de nouveaux éléments fondamentaux est la publication des résultats du premier trimestre 2026, prévue le 6 mai, suivie de l'assemblée générale programmée le 21 mai. Ces rendez-vous donneront un éclairage sur la capacité du groupe à absorber la hausse récente des coûts énergétiques et sur ses perspectives pour le reste de l'exercice.