L'action Arkema plonge de 12 % en une semaine et entre en zone de survente
Arkema accuse un repli marqué ce vendredi, le titre cédant 2,95 % à 53,70 euros à la mi-journée. Le chimiste de spécialités enregistre une baisse hebdomadaire de plus de 12 %, prolongeant une trajectoire baissière entamée depuis plusieurs séances. Le cours évolue désormais nettement sous ses principales références techniques.
Des signaux techniques dégradés après le passage sous les moyennes clés
En s'établissant à 53,70 euros, le titre Arkema est passé sous sa moyenne mobile à 50 jours (55,44 euros) ainsi que sous sa moyenne mobile à 200 jours (56,89 euros), deux seuils techniques habituellement surveillés. Cette double cassure confirme l'affaiblissement de la dynamique du titre sur le court et le moyen terme.
Le RSI, indicateur de force relative qui mesure la vitesse et l'amplitude des variations de prix, ressort à 27, un niveau qui traduit une pression vendeuse prononcée et situe le titre en zone de survente. Le prochain seuil technique de support se dessine autour de 50,70 euros, soit environ 6,6 % en dessous du cours actuel.
Une performance annuelle lourdement négative dans l'attente des résultats trimestriels
Sur un an, le recul d'Arkema atteint 31,78 %, illustrant la pression persistante qui pèse sur le groupe de chimie de spécialités. Sur trois mois toutefois, le titre conservait encore un gain de 5,85 % avant l'accélération baissière de cette semaine, qui a effacé une partie du rebond amorcé en fin d'année dernière.
Du côté du calendrier financier, la prochaine échéance majeure est fixée au 6 mai 2026 avec la publication des résultats du premier trimestre, suivie de l'assemblée générale prévue le 21 mai. Ces rendez-vous offriront une mise à jour sur la trajectoire opérationnelle du groupe, dans un environnement marqué par la hausse récente des cours du pétrole brut et les tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Le Brent a en effet progressé de près de 11 % en cinq jours, porté par le blocage inédit du détroit d'Ormuz, un facteur susceptible d'influer sur les coûts des matières premières du secteur chimique.