L'action Arkema prend +2,57 % à mi-journée après le retournement du CAC 40
Le titre du chimiste de spécialité progresse nettement ce lundi, dans une séance marquée par un retournement spectaculaire du CAC 40. Arkema s'échange à 51,80 euros à la mi-journée, en hausse de 2,57 % par rapport à la clôture de vendredi (50,50 euros). Ce rebond intervient alors que le titre reste sous pression sur un an, avec un recul de plus de 31 %.
Un rebond porté par la désescalade entre Washington et Téhéran
La séance de ce lundi a été dominée par les tensions géopolitiques autour du détroit d'Ormuz, avant qu'un retournement ne s'opère en fin de matinée. Le CAC 40, qui perdait plus de 2 % sous l'effet des craintes de frappes américaines contre l'Iran, a vivement rebondi après l'annonce par Donald Trump de discussions qualifiées de « très fructueuses » avec Téhéran et du report des opérations militaires. L'indice parisien progresse désormais de 0,61 % en séance, à 7 712 points. Le SBF 120 suit la même trajectoire, en hausse de 0,63 %.
Arkema, dont l'activité dans la chimie de spécialité est sensible aux coûts de l'énergie et aux matières premières, a directement bénéficié de l'apaisement des tensions sur les marchés pétroliers. La menace sur le transit du brut via le détroit d'Ormuz s'éloignant temporairement, le titre a inversé sa tendance baissière du début de matinée. D'autres valeurs industrielles parisiennes enregistrent des progressions comparables : Schneider Electric gagne 2,91 % et Airbus avance de 2,57 % en séance.
Des indicateurs techniques qui restent fragiles malgré le sursaut du jour
Malgré la hausse du jour, la situation technique d'Arkema demeure délicate. Le cours actuel de 51,80 euros évolue nettement en dessous de ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, respectivement positionnées à 55,79 et 56,41 euros. Cet écart significatif traduit une tendance de fond encore orientée à la baisse sur les dernières semaines, confirmée par un repli de 4,52 % sur sept jours.
Le RSI (indice de force relative, qui mesure l'intensité des mouvements récents) s'établit à 33, proche de la zone de survente généralement fixée à 30. Ce niveau signale que la pression vendeuse a été particulièrement intense ces dernières séances. Le support à 50,50 euros, correspondant au plancher de vendredi, a tenu lors de la phase de tension matinale. La résistance la plus significative se situe à 65,45 euros, un niveau éloigné de plus de 26 % du cours actuel.
Côté agenda, les prochaines échéances susceptibles d'alimenter le titre sont la publication des résultats du premier trimestre, prévue le 6 mai, puis l'assemblée générale programmée le 21 mai. Ces rendez-vous pourraient fournir de nouveaux éléments sur la trajectoire opérationnelle du groupe dans un environnement macroéconomique incertain.