L'action Atos Group casse son support à 24,82 € et enfonce le SBF 120
La restructuration d'Atos Group n'empêche pas le titre de céder encore du terrain ce mardi, dans un marché européen déjà sous pression. Le franchissement à la baisse d'un seuil technique surveillé de près amplifie un mouvement baissier qui s'inscrit dans une tendance dégradée depuis plusieurs mois.
Un support enfoncé en séance, RSI en territoire de survente à 26
Atos Group perd 3,25 % à 24,44 € en séance, figurant parmi les plus fortes baisses du SBF 120, qui recule lui-même de 0,81 %. Le titre a franchi son support à 24,82 € à la baisse en cours de matinée et n'est pas parvenu à le récupérer, le dernier cours coté restant en dessous de ce seuil. Ce franchissement prolonge une pression vendeuse engagée sur plusieurs semaines : la valeur abandonne près de 17,5 % sur un mois et plus de 29,5 % sur trois mois. Sous les trois moyennes mobiles de référence, le titre est à 11 % sous sa MM20 à 27,46 €, et l'écart s'élargit à 37 % sous la MM200 à 38,99 €.
Le RSI à 26 signale une configuration de survente, un niveau déjà observé lors de la cassure du support à 25 € le 11 septembre, où il avait touché 21. L'écart entre la MACD et sa ligne de signal reste négatif, confirmant la persistance de la dynamique baissière à court terme. La résistance à surveiller se situe à 31,80 €, soit plus de 30 % au-dessus du cours actuel.
Un contrat UGAP signé, mais une guidance semestrielle toujours sous pression
Dans ce contexte de repli, Atos, aux côtés d'Open et de Thales, a décroché deux marchés infonuagiques de l'UGAP pour quatre ans, portant sur les environnements cloud et l'exploitation des infrastructures. Cet accord, annoncé ce mardi dans un communiqué, illustre la capacité du groupe à remporter des contrats publics malgré sa situation financière fragilisée. Sur le plan fondamental, lors de la publication des résultats du premier semestre 2026 le 30 juillet, le groupe avait communiqué une guidance prudente : une croissance organique du chiffre d'affaires d'environ -5 % et une marge opérationnelle visée à environ 7 % du chiffre d'affaires.
Ce positionnement reste sous tension dans un environnement macroéconomique difficile, caractérisé ce mardi par une hausse du VIX de près de 13 % et l'anticipation d'un relèvement des taux directeurs de la Fed dès mercredi. La prochaine zone de support naturelle après 24,82 € n'est pas bornée par un niveau technique identifié dans les données disponibles, ce qui laisse le seuil des 24,82 € comme référence clé à récupérer.