L'action BioMérieux touche un plus bas de sept ans après un trimestre décevant
Le titre du spécialiste du diagnostic in vitro s'enfonce ce vendredi à 71,45 euros, en repli de 2,46 % par rapport à la veille. La chute s'inscrit dans le sillage de la publication d'un premier trimestre décevant assorti d'un abaissement des objectifs annuels. En séance, le cours est passé sous le plancher de 72,70 euros qui tenait depuis 2019, établissant un nouveau record à la baisse sur sept ans.
Un avertissement sur résultats qui précipite la correction
La publication du chiffre d'affaires du premier trimestre 2026 a constitué le déclencheur de la séquence baissière. bioMérieux a enregistré des revenus de 984 millions d'euros sur la période, en recul organique de 3,9 %, pénalisé par une saison respiratoire atone et un environnement macroéconomique jugé incertain. Le groupe a simultanément revu à la baisse ses perspectives pour l'ensemble de l'exercice, un signal qui a amplifié la pression vendeuse. Sur une semaine, le titre accuse un repli de 21,57 %, et la perte atteint 31,1 % sur trois mois. Sur un an, la capitalisation a fondu de plus de 37 %. Le prochain rendez-vous financier majeur est fixé au 28 juillet, date de la publication des résultats semestriels 2026, qui permettra de mesurer l'ampleur de la dégradation et la capacité du groupe à redresser sa trajectoire.
Dans le secteur de la santé coté en Europe, la tendance est également orientée à la baisse ce vendredi : Sanofi cède 0,77 % et UCB recule de 2,23 % en séance. Le CAC 40 lâche 1,05 % en milieu de matinée, tandis que le SBF 120 abandonne 1,00 %, dans un contexte de marché globalement défavorable.
Des indicateurs techniques en zone extrême de survente
Sur le plan graphique, la configuration de bioMérieux traduit une dégradation marquée. Le cours, à 71,45 euros, évolue nettement sous la borne inférieure des bandes de Bollinger, fixée à 81,78 euros, ce qui place le titre en territoire de survente prononcée. Cette lecture est corroborée par un RSI tombé à 18, un niveau rarement observé qui signale un déséquilibre extrême entre acheteurs et vendeurs à court terme. Un RSI inférieur à 30 est généralement considéré comme un seuil de survente ; à 18, l'indicateur se situe bien en dessous de ce repère.
Le titre se trouve par ailleurs très éloigné de ses moyennes mobiles de référence : la MM50 ressort à 92,77 euros et la MM200 à 107,68 euros, soit des écarts respectifs de plus de 20 euros et de plus de 36 euros par rapport au cours actuel. Cette distance illustre la violence du décrochage récent. L'ancien seuil de support identifié à 73,25 euros a été enfoncé dès ce matin, le cours franchissant ce niveau à la baisse pour aller inscrire son plus bas de sept ans. La prochaine résistance technique se situe désormais à 95,05 euros, un objectif distant de plus de 33 % du cours actuel.