bioMérieux investit plus de 250 millions d'euros en Isère pour produire ses tests PCR BIOFIRE
Le groupe de diagnostic in vitro annonce la création d'une nouvelle unité de production en Isère destinée aux tests PCR de sa gamme Biofire, avec à la clé environ 400 emplois directs et une mise en service prévue en 2030. Ce projet vise à répondre aux besoins croissants en diagnostics des maladies infectieuses sur le marché européen.
Une usine de tests PCR pour sécuriser l'approvisionnement européen
bioMérieux crée une unité de production à La Balme-les-Grottes (Isère) dédiée à la fabrication de tests PCR syndromiques de sa gamme Biofire. Ces tests permettent d'identifier en 15 à 60 minutes les principales causes d'infections respiratoires, sanguines, gastro-intestinales ou méningées à partir d'un seul prélèvement.
La production ciblera principalement le marché européen et complètera les capacités du site de Salt Lake City aux États-Unis. Selon Pierre Boulud, Directeur Général de bioMérieux, les tests syndromiques représentent près de 40 % du chiffre d'affaires du groupe. Cette nouvelle unité vise à « accompagner la croissance à long terme et renforcer la résilience des chaînes d'approvisionnement ».
Renforcement du site isérois et création d'emplois
Le site de La Balme-les-Grottes, pilier industriel de bioMérieux depuis plus de 40 ans, emploie actuellement environ 600 collaborateurs. Le nouveau projet devrait générer environ 400 emplois directs à terme. Il a bénéficié au cours des dernières années de plusieurs investissements stratégiques, dont un bâtiment de recherche et développement en microbiologie et une unité de production interne inaugurés en 2023 et 2024.
Le projet s'inscrit dans une logique d'intégration verticale du groupe et de consolidation de l'ancrage industriel en France, en particulier dans la région Auvergne-Rhône-Alpes où se situent les racines historiques de bioMérieux.
Un projet conçu selon les standards environnementaux exigeants
Le nouveau bâtiment sera implanté sur une friche industrielle existante afin de limiter l'artificialisation des sols. Sa conception intègre des solutions de sobriété énergétique avec une exploitation s'appuyant sur une énergie « presque totalement décarbonée ». L'optimisation des flux logistiques vers les clients européens devrait permettre d'éviter l'émission de près de 9 000 tonnes de CO2 par an comparé à une production équivalente outre-Atlantique.
Le projet inclut également des panneaux solaires, des toits végétalisés, des parkings perméables, une gestion durable des espaces extérieurs, une récupération des eaux de pluie et des mesures de préservation de la biodiversité. La mise en route de l'usine est prévue pour 2030.