L'action Capgemini rebondit après un plus bas de 6 ans, la pression vendeuse persiste
Le titre du groupe de services numériques se redresse après plusieurs séances éprouvantes qui l'ont ramené sur des plus bas pluriannuels. La configuration technique demeure toutefois nettement dégradée sur les horizons moyens.
Un rebond qui hisse le titre parmi les meilleures performances du CAC 40
L'action Capgemini gagne 1,55 % à 90,34 € en début d'après-midi, se hissant parmi les plus fortes hausses du CAC 40, derrière Orange (+2,24 %) et TotalEnergies (+2,14 %). L'indice parisien évolue quant à lui à l'équilibre, à 8 341,99 points. Ce sursaut vient prolonger la reprise amorcée après la lourde chute de jeudi dernier, quand le titre avait touché un plus bas de six ans à la suite d'un abaissement d'objectif signé Citi. La glissade récente reste néanmoins vive : le titre perd 6,6 % sur un mois et près de 10 % sur trois mois, et abandonne encore près de 36 % sur un an.
Cette dynamique de fond se lit dans le positionnement vendeur des institutionnels : la position courte nette cumulée atteint 1,93 % du capital, portée par trois fonds, contre 0,69 % il y a un mois. Cette progression d'environ 1,24 point en trente jours reflète une montée de la pression baissière, sans pour autant traduire une défiance massive au vu du niveau absolu. La prochaine échéance identifiée reste la publication des comptes semestriels, la société étant entrée dans sa période de silence.
Le rebond bute rapidement sous la MM20, dans un cadre technique dégradé
Le rebond du jour ramène le cours à proximité immédiate de la moyenne mobile à 20 jours (91,11 €), qui reste 0,85 % au-dessus du cours. Le franchissement de ce seuil serait le premier signal de court terme à surveiller pour valider une stabilisation, d'autant que le support à 87,82 €, testé la semaine passée, a jusqu'ici tenu. Le RSI à 39 sort progressivement de la zone basse sans revenir en territoire neutre, ce qui traduit l'atténuation partielle de la pression vendeuse de la semaine dernière. La toile de fond reste néanmoins lourde.
La MM50, à 97,52 €, se situe environ 7,4 % au-dessus du cours, et la MM200 à 116,11 € plafonne le titre de plus de 22 %. Sur la base du consensus des analystes recensés, le titre se paie environ 7,1 fois les bénéfices attendus pour l'exercice en cours, un multiple qui reflète la défiance accumulée depuis un an. Le prochain rendez-vous identifié reste la publication du semestriel, à laquelle le marché rattache désormais l'essentiel de la lecture du dossier.