L'action Christian Dior au plus bas depuis le Covid, sous les 370 €
Christian Dior touche ce mercredi un nouveau plancher absolu depuis 2020, en enfonçant sous la barre des 370 € un support qui avait tenu jusqu'ici. Le repli s'inscrit dans une tendance trimestrielle sévère, alors que le secteur du luxe reste sous pression dans un contexte macro-économique chargé.
Un plus bas de six ans franchi en séance avec l'enfoncement du support à 372 €
Christian Dior a touché 368,60 € en séance ce mercredi, battant son précédent record baissier de 370,00 € datant de 2020, l'année de la pandémie de Covid-19. Le titre cède 0,65 % à 369,60 € à la mi-matinée, après avoir enfoncé son support à 372 €, niveau désormais passé à la résistance. Sur la semaine, le repli atteint déjà 5,23 %, et sur trois mois, le titre a abandonné 22,39 % de sa valeur.
La glissade cumulée sur un an dépasse 23 %. Ce nouveau plus bas s'inscrit dans une dynamique de dégradation continue, que les séances du début septembre avaient déjà mis en lumière, quand le titre avait enfoncé 380 € puis 388 €. Le CAC 40 gagne lui 0,14 % en séance, ce qui souligne le mouvement propre au titre.
Un RSI en survente extrême à 29, bien en dessous de toutes les moyennes mobiles
Le profil technique de Christian Dior est parmi les plus dégradés du CAC All Shares. Le titre cote 22,36 % en dessous de sa MM200 à 476,02 €, et 12,39 % sous sa MM50 à 421,85 €, deux écarts qui reflètent l'ampleur du recul de moyen terme. Le RSI à 29 signale une configuration de survente prononcée : à ce niveau, la pression vendeuse domine sans signe de relâchement visible à ce stade, d'autant que le titre reste en dessous de sa MM20 à 396,82 € avec un écart de 6,86 %.
La dynamique baissière est également confirmée par le MACD, dont l'histogramme est négatif à -2,02, signe que l'écart entre la ligne MACD et le signal continue de se creuser. Dans ce contexte, la prochaine résistance significative se situe à 440,60 €, soit plus de 19 % au-dessus du cours actuel. Le VIX à 17,02 reste stable, sans signal d'anxiété générale sur les marchés, ce qui place la faiblesse du titre dans une dynamique fondamentalement propre à la valeur et au secteur du luxe, exposé à la fragilité persistante de la demande en Chine où les ventes au détail ont stagné à +0,4 % sur un an en août.