L'action Danone glisse vers son support à 67,16 euros, en recul de 12 % sur trois mois
Le titre du géant agroalimentaire français recule nettement ce lundi, à 67,64 euros en début d'après-midi, dans un contexte de tensions géopolitiques accrues qui pèsent sur l'ensemble de la cote parisienne. Danone accuse un repli de 2,23 % par rapport à la dernière clôture de vendredi, portant sa contreperformance à plus de 12 % sur trois mois.
Un repli amplifié par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient
Le recul de Danone ce lundi s'inscrit dans un mouvement de repli généralisé sur les marchés européens. Le CAC 40 cède 1,01 % en séance, à 8 176,58 points, tandis que le SBF 120 perd un pourcentage identique. L'annonce d'un blocus naval américain contre l'Iran, effective depuis ce 13 avril, a ravivé les craintes d'une perturbation majeure de l'approvisionnement énergétique mondial, le Brent franchissant la barre symbolique des 100 dollars le baril. Si Danone n'est pas un acteur pétrolier, la flambée des coûts de l'énergie et du transport constitue un facteur de pression sur les marges opérationnelles du groupe, dont la chaîne logistique est mondiale.
Dans le secteur de la consommation courante, la dynamique est similaire : Unilever recule de 1,79 % et L'Oréal de 1,24 % en séance. L'ensemble du compartiment défensif est affecté par l'aversion au risque qui domine ce début de semaine. Le prochain rendez-vous pour Danone sera la publication de son chiffre d'affaires du premier trimestre 2026, prévue le 22 avril, un événement qui pourrait donner de nouveaux éléments de visibilité sur la trajectoire commerciale du groupe.
Des signaux techniques orientés vers la prudence
Sur le plan graphique, le cours de Danone évolue dans la partie basse des bandes de Bollinger, à seulement 22 % de l'amplitude entre la borne inférieure (66,18 euros) et la borne supérieure (72,68 euros). Cette position traduit une pression vendeuse persistante, le titre se rapprochant du seuil de support identifié à 67,16 euros. Un franchissement à la baisse de ce niveau constituerait un signal technique négatif.
La moyenne mobile à 50 jours, située à 70,20 euros, reste nettement au-dessus du cours actuel, confirmant une tendance baissière à court terme. L'écart avec la moyenne mobile à 200 jours (72,93 euros) illustre quant à lui l'ampleur du décrochage observé ces derniers mois : le titre a perdu 12,56 % sur trois mois et 5 % sur un an. Le RSI, à 49, se maintient toutefois en zone neutre, ne signalant pas encore de situation de survente marquée malgré le recul en cours.