LDC vise plus de 7,7 Md€ de chiffre d’affaires en 2026-2027 après un exercice record, le dividende porté à 2,25 €
LDC a publié le 27 mai 2026 des résultats 2025-2026 qui cristallisent une exécution stratégique de premier plan : progression de 15,2 % du chiffre d'affaires à 7 283,2 M€, dépassement de l'objectif quinquennal initialement fixé à 2026-2027, et rentabilité renforcée sur tous les pôles. Ce succès repose sur trois piliers : la bonne tenue de la consommation de volaille en Europe, l'intégration réussie de quatre acquisitions (Indykpol, Calibra, Konspol, ECF) et l'effet des revalorisations tarifaires mises en place. Toutefois, le groupe aborde la nouvelle année avec une vigilance accrue face aux enjeux géopolitiques et s'engage dans une trajectoire d'investissements massifs pour atteindre 10 milliards d'euros à l'horizon 2030-2031. Le défi : intégrer les dernières acquisitions annoncées tout en poursuivant le développement de capacités industrielles dédiées au poulet du quotidien et aux produits élaborés.
Progression confirmée : 7,3 milliards d'euros et EBITDA qui dépasse les objectifs
Le chiffre d'affaires consolidé atteint 7 283,2 M€, en hausse de 15,2 % par rapport à 6 323,4 M€ en 2024-2025. À périmètre identique et taux de change constants, la progression s'établit à 7,5 %, signalant une croissance organique maîtrisée malgré la contribution majeure des acquisitions.
Les trois pôles affichent des trajectoires positives.
Le pôle Volaille France enregistre 4 725,2 M€, en hausse de 7,3 %, dont +6,3 % hors acquisitions. À l’International, le chiffre d’affaires atteint 1 396,3 M€, en hausse de 47,2 % en valeur et de 25 % en volumes ; à périmètre identique et taux de change constants, les hausses ressortent à +19,8 % en valeur et +5,5 % en volumes.
L'EBITDA consolide ce tableau : il atteint 719,7 M€, soit 9,9 % du chiffre d'affaires, dépassant l'objectif du plan quinquennal (560 M€ attendus en 2026-2027). Le résultat opérationnel courant progresse de 34,5 % à 427,0 M€, dégageant une marge de 5,9 % des ventes.
Rentabilité en hausse sur tous les pôles, trésorerie solide mais résultat financier en recul
Le repli du résultat financier (8,3 M€ contre 20,8 M€) reflète une baisse des intérêts générés par les placements de trésorerie, traduisant un contexte de taux en baisse. Le résultat net part du groupe atteint 321,5 M€, en progression de 32,0 % malgré cet effet. La situation de bilan affiche de la robustesse. Les capitaux propres progressent à 2 603,6 M€ contre 2 303,1 M€, et la trésorerie nette ressort à 178,7 M€ (contre 283,4 M€ un an plus tôt), reflétant l'absorption financière des deux dernières acquisitions annoncées (Groupe Pierre Martinet et Green Label). La capacité d'autofinancement bondit de 33,7 % à 618,6 M€, tandis que hors impact des acquisitions, le free cash-flow opérationnel atteint 277,5 M€ contre 131,2 M€ et après prise en compte des dernières opérations, il ressort à -27,8 M€. Ces flux soutiennent une hausse du dividende à 2,25 € par action contre 1,55 € précédemment, pour un taux de distribution de 24 %.
Investissements massifs et nouveau plan 2030-2031 : cap à 10 milliards d'euros
LDC annonce une enveloppe d'investissements portée à 417 M€ en 2026-2027 contre 347 M€ en 2025-2026, traduisant une stratégie volontaire de modernisation des capacités industrielles et de sécurisation. Cette trajectoire s'inscrit dans un nouveau plan stratégique 2030-2031 ambitieux : un chiffre d'affaires de 10 milliards d'euros et un résultat opérationnel courant de 550 M€. Chaque pôle reçoit une feuille de route précise. Le pôle Amont (Élevage, Œufs) vise 800 M€ de chiffre d'affaires consolidé, dont 500 M€ dans les activités Œufs. La Volaille France cible 5 milliards d'euros (croissance > 20 % sur 5 ans), l'International un doublement des ventes à 3 milliards d'euros, et le Traiteur 1,5 milliard d'euros. Pour l'exercice en cours 2026-2027, le groupe se dit confiant pour un chiffre d'affaires supérieur à 7,7 milliards d'euros et une marge opérationnelle courante supérieure à 5,5 %. Soixante millions d'euros supplémentaires seront alloués au soutien de la filière avicole (éleveurs notamment), portant le montant total engagé à 150 M€.