L'action Dassault Aviation bondit de 4,6 % à la clôture après l'accord ukrainien
Dassault Aviation remercie les autorités ukrainiennes et françaises pour l'accord d'intention d'acquérir l'avion de combat Rafale, qu'elles viennent de signer, lors de la visite officielle du président Volodymyr Zelensky en France ce lundi 17 novembre 2025. Volodymyr Zelenskyy et Emmanuel Macron ont signé ensemble une lettre d'intention qui établit les bases d'un achat ukrainien pouvant atteindre 100 avions de combat Dassault Rafale. Cette signature d'un accord d'intention avec l'Ukraine pour l'acquisition de l'avion de combat Rafale a immédiatement provoqué une forte réaction positive du titre en bourse. Dans la minute, l'action du constructeur Dassault Aviation a bondi en bourse, portant le titre à des niveaux nettement supérieurs à son cours de la veille.
Le titre Dassault Aviation clôture à 286,80 euros ce lundi 17 novembre 2025, en progression de 4,6 % par rapport à la séance précédente qui avait affiché 274,20 euros. Cette hausse intervient dans un contexte boursier défavorable, le CAC 40 abandonnant 0,63 % à 8 119,02 points sur la même journée. La part du capital échangée reste modeste à 0,14 %, témoignant d'une réaction mesurée des investisseurs malgré l'ampleur de l'annonce. L'Élysée a confirmé ce lundi que l'Ukraine allait acheter jusqu'à 100 avions Rafale, de défense antiaérienne et de drones à la France, suite à la signature d'une lettre d'intention entre Emmanuel Macron et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, sur le tarmac de la base militaire de Villacoublay.
Cette performance s'inscrit dans une dynamique hebdomadaire positive puisque le titre affiche un gain de 4,98 % sur sept jours. Sur trois mois, la progression atteint 4,06 %, tandis que la performance annuelle s'élève à 49,45 %, surpassant largement la hausse de 11,68 % du CAC 40 sur la même période. Le cours actuel de 286,80 euros se positionne légèrement au-dessus du seuil de résistance identifié à 285,60 euros, suggérant une possible extension du mouvement haussier. Le franchissement technique de ce niveau clé intervient précisément au moment de l'officialisation de l'accord commercial avec Kiev, renforçant la conviction des acheteurs.
La moyenne mobile à 50 jours s'établit à 280,75 euros, soit environ 2 % sous le cours actuel, confirmant que le titre évolue dans une zone de force relative. La moyenne mobile à 200 jours, positionnée à 286,99 euros, coïncide presque parfaitement avec le cours de clôture, suggérant un point d'équilibre technique de moyen terme. Le RSI se situe à 45, niveau neutre qui n'indique ni surachat ni survente, laissant de la marge pour une poursuite du mouvement. L'ATR, mesurant la volatilité, affiche 3,29 euros, soit environ 1,15 % du cours, témoignant d'une agitation modérée caractéristique d'un titre de cette capitalisation.
Sur X, Zelensky a annoncé hier qu'"un accord historique a été conclu avec la France » pour « renforcer l'aviation de combat et la défense aérienne". Cette acquisition, d'un montant supérieur à 5 milliards d'euros pour une commande française comparable, pourrait représenter un contrat considérable pour Dassault Aviation si elle se concrétise. Il ne s'agit pas encore d'un contrat ferme, mais d'un cadre politique et industriel projeté sur une dizaine d'années, ce qui explique la prudence relative des volumes échangés malgré la progression du cours.
Du point de vue technique, le MACD affiche une ligne à -1,39 contre une ligne de signal à -1,61, générant un histogramme positif de 0,22. Cette configuration suggère un début de retournement haussier, même si l'indicateur reste en territoire négatif. Les bandes de Bollinger encadrent le mouvement avec une borne supérieure à 284,71 euros et une borne inférieure à 269,25 euros. Le cours actuel de 286,80 euros dépasse légèrement la bande supérieure, indiquant une sortie par le haut qui pourrait annoncer soit une extension du rallye, soit un essoufflement à court terme nécessitant une phase de consolidation.
Le CMF, mesurant les flux monétaires, affiche -0,10, signalant des sorties nettes de capitaux malgré la hausse du jour. Cette divergence technique suggère que la progression reste fragile et qu'elle devra être confirmée par une amélioration des volumes et des flux dans les séances à venir. Le beta de 0,01 confirme la faible corrélation du titre avec le marché, lui permettant de progresser fortement alors que l'indice de référence recule.
Une telle commande ferait croître la charge de production de Dassault Aviation, maître d'œuvre du programme Rafale, qui réunit quelque 400 entreprises françaises. "On monte en puissance : Dassault Aviation se met en position pour livrer quatre Rafale par mois », déclarait en mars dernier le PDG du groupe, illustrant les enjeux industriels liés à cette montée en cadence. L'accord intervient alors que selon le Financial Times, la France et l'Allemagne discuteraient de l'abandon du projet de développement d'un avion de chasse de nouvelle génération, ce qui pourrait paradoxalement renforcer la position du Rafale comme plateforme de référence européenne pour les prochaines décennies.
Le support immédiat se situe à 269,80 euros, niveau qui correspond approximativement à la borne inférieure des bandes de Bollinger. Une correction vers cette zone offrirait une opportunité d'entrée technique pour les investisseurs retardataires. La volatilité à un mois s'établit à 6,52, reflétant un environnement de marché modérément agité mais sans excès. Le président ukrainien s'intéresse aussi au F-16 américain et au Gripen suédois, avec l'idée de se constituer une flotte de 250 nouveaux appareils, ce qui pourrait relativiser l'impact à moyen terme de ce seul accord sur les perspectives commerciales de Dassault Aviation.
Au final, le titre Dassault Aviation affiche une séance de nette progression portée par une annonce commerciale majeure. La configuration technique montre un franchissement de la résistance à 285,60 euros et une sortie par le haut des bandes de Bollinger, des signaux généralement associés à une poursuite du mouvement haussier. Néanmoins, le CMF négatif et le caractère non définitif de l'accord incitent à la prudence, le marché devant désormais attendre la transformation de cette lettre d'intention en contrat commercial ferme pour valider durablement ces nouveaux niveaux.