L'action Dassault Aviation progresse de 4,16% à la mi-journée
Le titre du constructeur aéronautique gagne 4,16% à 285,40 euros en milieu de séance, contrastant avec un CAC 40 en léger repli de 0,16%. Cette hausse s'inscrit dans une dynamique positive à court terme, avec un gain de 3,26% sur les sept derniers jours, même si le parcours reste plus contrasté à trois mois avec un recul de 1,45%. Sur un an, la performance demeure notable avec une progression de 51,01%, surpassant largement les 9,41% de l'indice parisien sur la même période. Les volumes d'échanges restent toutefois limités, ne représentant que 0,02% du capital, ce qui traduit un intérêt encore mesuré des intervenants.
Le titre profite ce matin de deux annonces majeures concernant le Rafale, avion de combat phare de la société. La France prévoit d'étendre sa flotte de 225 à 286 appareils dans le cadre du projet de budget de la défense pour 2026, avec une commande de 61 avions supplémentaires destinés à l'Armée de l'Air et de l'Espace ainsi qu'à la Marine nationale. Cette décision, qui rompt avec le plafond de 225 avions fixé par la loi de programmation militaire 2019-2025, répond à des besoins opérationnels accrus et au remplacement de deux appareils perdus dans un accident en août 2024.
Sur le plan technique, le titre évolue désormais au-dessus de ses moyennes mobiles à 50 et 200 jours, respectivement situées à 278,85 euros et 281,00 euros, signalant une reprise après une phase de consolidation. Ces indicateurs, qui lissent les variations de prix sur des périodes données pour identifier les tendances, montrent que la dynamique s'oriente favorablement à moyen terme. Le niveau actuel du cours laisse également une marge de progression jusqu'à la résistance technique majeure identifiée à 304,00 euros, tandis que le support à 269,80 euros offre un coussin de sécurité en cas de repli.
L'indice de force relative, positionné à 37, se situe dans une zone plutôt basse qui suggère que le titre n'est pas suracheté et dispose donc d'une capacité de rebond. Cet oscillateur, qui mesure la vitesse et l'amplitude des mouvements de prix, indique qu'il reste de la marge avant d'atteindre une zone de surchauffe. Par ailleurs, avec un bêta de -0,03, l'action affiche une corrélation quasi nulle avec les mouvements du CAC 40, ce qui explique sa progression alors que l'indice parisien recule légèrement. Cette faible sensibilité aux variations du marché général confère au titre un profil défensif. La volatilité mensuelle, mesurée à 6,24%, demeure contenue, reflétant des variations de prix relativement modérées par rapport à d'autres valeurs du secteur de la défense.